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FDSEA 50
Une dynamique d’après confinement

« Je me félicite de voir de nouvelles têtes au sein du conseil d’administration. Je suis confiant sur le dynamisme que nous allons mettre en place dans les prochains mois », s’est projeté Sébastien Amand, président de la FDSEA de la Manche qui a tenu, jeudi dernier à Condé-sur-Vire, son assemblée générale.

AG FDSEA 50
© TH

Crise sanitaire oblige, les rangs étaient plus clairsemés qu’à l’accoutumée lors des travaux d’assemblée générale de la FDSEA 50. Une distanciation sociale qui n’enlève rien au dynamisme du syndicat majoritaire. Pas question de s’endormir ! Après une phase de confinement obligé, l’heure est au travail en profondeur sur le terrain avec une équipe en partie renouvelée.
Pour mettre en orbite cette nouvelle mandature, Sébastien Amand avait convié Arnaud Rousseau, premier vice-président de la FNSEA, à fixer un cap à horizon 2025.

Croire en quelque chose

Coup d’œil dans le rétroviseur pour commencer : « la FDSEA de la Manche est une de celles qui a créé le plus de services, cela mérite le respect des anciens». Et d’enchainer par à un constat alarmant : « le drame, c’est quand on ne croit plus à grand-chose », Arnaud Rousseau a cependant remis l’église au cœur du village. « L’efficacité de la FNSEA tient au fait qu’elle ait des racines ». Une efficacité illustrée en chiffres comme cet acquis de 1,1 Mrde d’avantage fiscal sur la TIC. Un avantage qui, soit dit en passant, profite autant aux non-syndiqués qu’aux syndiqués de tous bords.
Pour autant, le vice-président de la FNSEA, par ailleurs président du groupe Avril et donc au regard économique aiguisé, considère que « le syndicalisme doit se rechallenger » .
Se rechallenger parce que la sociologie des chefs d’exploitations a changé. Se rechallenger parce que les attentes des consommateurs sont en évolution permanente. Se rechallenger parce que l’Etat, à travers ses politiques publiques, recule de jour en jour. Pour atteindre cet objectif, Arnaud Rousseau propose d’actionner 4 leviers : « rénover la stratégie d’adhésion, mettre en cohérence notre organisation, adapter notre stratégie d’influence, faire évoluer nos partenariats ». « Banco » lui a répondu Sébastien Amand soulignant sur le sujet que « nous avons retravaillé les statuts de notre association qui s’articule désormais autour des EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunal) afin d’être plus à l’écoute du terrain ».

Le leurre de l’article 44

En présence de nombreux parlementaires, une partie des débats a tourné autour de la loi EGAlim et son fameux et fumeux article 44. Un article plein de bon sens qui veut que l’on n’importe pas de l’étranger des consommables soumis, au niveau des conditions de production, à une législation bien moins drastique que la législation française. Une façon de lutter notamment contre le dumping environnemental.
Le hic, c’est que le décret d’application n’a toujours pas été signé et pour cause. « Le gouvernement est gêné », selon Philippe Bas (sénateur) et son homoloque Jean Bizet d’enchainer « il faut pousser l’Etat à aller jusqu’au bout, mais c’est insoluble ». Le mot de la fin pour Bertrand Sorre (député), signataire de la loi EGAlim, mais pas du RIP (Référundum d’Initiative Populaire) sur le bien-être animal(1) même si son nom apparait : « le droit européen ne permettra pas d’appliquer l’article 44 ». La messe est donc dite, mais on fait quoi maintenant ?
Réponse de Philippe Gosselin (député) implorant au passage de ne pas s’arcbouter sur des schémas d’il y a 30 ans en proposant de « fixer un pacte clair de refondation à l’agriculture ».
Et de clarté, Karl Kulinicz en a fait part de façon concise et précise.
« 7 180 dossiers PAC ont été déposés soit une baisse de 1,5 %. Le premier acompte d’octobre sera payé sans souci », parole du directeur adjoint de la DDTM 50.


(1) : 130 parlementaires l’ont signé à ce jour.

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