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Mobilisation
Une manifestation le 25 mars à Paris pour protester contre cette réorientation des aides

Lors du conseil d’administration de la FDSEA de l’Eure, les élus - face à une réforme “incompréhensible”- ont décidé de participer à la mobilisation du 25 mars.

Un conseil d’administration  de la FDSEA bien suivi avec des débats autour de l’avenir des productions
du  département de l’Eure après la réorientation des aides. Pas simple du tout !
Un conseil d’administration de la FDSEA bien suivi avec des débats autour de l’avenir des productions
du département de l’Eure après la réorientation des aides. Pas simple du tout !
© FC / l'Eure agricole

Le conseil d’administration de la FDSEA de l’Eure réuni ce lundic a fait une large place aux conséquences de la réorientation des aides dans le cadre du bilan de santé de la Pac. Tous les responsables des sections spécialisées ont présenté, tour à tour, leur analyse de la situation. Et force est de constater que les comptes n’y sont pas. Si l’on excepte la filière ovine (et encore, nombre d’ateliers ovins sont “adossés” à des ateliers céréales...), les conséquences sur la ferme Eure sont inquiétantes. Plus de 20 millions d’euros passeraient ainsi “à la trappe” et cette prévision est sûrement encore sous estimée.

Comme un piège qui se referme...

Autour d’Emmanuel Hyest,  le président de la FDSEA, les élus de la fédération ne cachent pas leur “incompréhension” face à cette réforme. D’autant que tous les agriculteurs avaient compris, en amont, la nécessité de revoir progressivement la réorientation globale des aides. Seulement, comme une “machine qui s’emballe”, cette réforme s’est accélérée avec, pour conséquence directe, de ne satisfaire pratiquement personne. Certes, l ‘agriculture bio retrouve “des couleurs” et la filière ovine peut un peu respirer. Mais, pour le reste, la réorientation des aides ne fait qu’accentuer les difficultés dans nombre de systèmes de production.

Le travail réalisé en amont de cette réforme par les organisations spécialisées, à l’exemple d’Orama, n’aura servi à rien.

“Le pire, dans cette affaire, c’est que le ministre Barnier l’a joué individuel pour un résultat sans appel : pas de rapprochement des soutiens, pas de progressivité et une réelle brutalité dans les échéances” souffle un responsable local à l’issue du conseil d’administration.

Le piège s’est refermé sur les agriculteurs qui s’attendaient à à une toute autre issue dans ce dossier. Par son manque cruel de discernement et surtout de courage dans ce dossier ô combien essentiel de la réforme, le ministre Barnier a réussi un tour de force peu glorieux : exarcerber les passions et, surtout, opposer les agriculteurs entre eux.

Amortir les conséquences de cette réforme

Ce lundi, dans l’Eure, les agriculteurs et élus des filières ont fait la preuve d’un sens commune de la responsabilité. Au lieu de se jeter “à la figure” les raisons de cet échec, ils ont analysé les sujets qui fâchent en regardant devant. Ils ont surtout souhaité travailler, encore et encore, sur les leviers possibles pour “amortir” les conséquences de cette réorientation. La réattribution des fameux “11 %” est dans tous les esprits. Ce “retour” espéré pourrait ainsi limiter la perte sèche pour les exploitations de ce département. Côté grandes cultures, cette perte est estimée  a un peu plus de 80 €/ha !

Retrouvez toutes es informations sur la manifestation du 25 mars 2009

dans l'édition papier de l'Eure agricole

en date du 19 mars 2009

page 7

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