Aller au contenu principal

Questions à Christel Pitel, directrice du RESPE (Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine)
Une mission de veille et d’alerte sanitaire

Le RESPE a pour mission de contribuer à l'épidémio-surveillance des maladies infectieuses des équidés à l'échelon national. De contribuer au développement d'un réseau de compétences permettant, en cas d'alerte sanitaire, de collecter rapidement des informations cliniques. Et, enfin, de contribuer à la diffusion des informations épidémiologiques. Rencontre avec sa directrice.

“L'association RESPE a été créée dans le cadre du Pôle de Compétitivité Filière Equine, localisé en Basse-Normandie et avec le soutien du Conseil Général du Calvados qui me met à disposition de l'association et contribue financièrement aux actions du réseau”.
“L'association RESPE a été créée dans le cadre du Pôle de Compétitivité Filière Equine, localisé en Basse-Normandie et avec le soutien du Conseil Général du Calvados qui me met à disposition de l'association et contribue financièrement aux actions du réseau”.
© TG

Comment est né le RESPE ?
Le RESPE (Réseau d’Epidémio-Surveillance en Pathologie Equine) existe depuis 1999. Il s’agissait alors d’un réseau de vétérinaires sentinelles répartis sur tout le territoire initié par la commission “Maladies infectieuses” de l’AVEF (Association Vétérinaire Equine Française). Cette initiative répondait à une demandecroissante d’informations sanitaires centralisées émanant des vétérinaires et des socio-professionnels

La crise de l’AVE (Artérite Virale Equine) en 2007 a fait bouger les curseurs ?
Cet épisode de l’AVE a servi de catalyseur. A cette occasion, tous les acteurs de la filière se sont retrouvés autour d’une table et le RESPE a participé à la gestion de cette crise. Après avoir fait le bilan de cette épisode, il a été décidé en 2008 de faire évoluer le RESPE en association loi 1901. Notre but: fédérer l’ensemble des intervenants autour d’objectifs communs que sont la coordination des réflexions et actions d’épidémiosurveillance sur le territoire national et l’amélioration du suivi sanitaire des équidés dans le cadre de la législation en vigueur relative aux OVS (Organisme à Vocation Santaire).

Au quotidien, ça signifie quoi ?
Nous recevons les informations épidémiologiques transmises par notre réseau national de plus de 175 vétérinaires sentinelles qui réalisent en parallèle des prélèvements transmis aux laboratoires de diagnostic partenaires du réseau. Nous analysons les données recueillies et informons les professionnels de la filière équine des risques sanitaires et de l’apparition de maladies émergentes. Nous coordonnons enfin le travail des laboratoires de biologie équine impliqués dans le réseau et initions des groupes de compétence.

A propos d’épidémio-surveillance,  quelles sont les maladies que vous pistez ?
Nous privilégions les maladies contagieuses occasionnant des pertes économiques importantes pour la filière ou présentant un risque en santé publique humaine et animales telle que la grippe, la rhinopneumonie, l'artérite virale équine, la gourme et les avortements.

Quels sont vos partenaires ?
Pour mener à bien notre mission et outre notre réseau de vétérinaires sentinelles, nous travaillons en partenariat avec des laboratoires, principalement le laboratoire départemental Frank Duncombe, l'AFSSA LERPE tout deux basés dans le Calvados et l'AFSSA LERPAZ à Maisons Alfort..


Coordonnées :
02.31.79.79.87
www.respe.net

24 membres : Association Vétérinaire Equine Française (AVEF), Société Nationale des Groupements Techniques Vétérinaires (SNGTV), Ecoles Nationales Vétérinaires (ENV), France Galop, Société d'Encouragement du Cheval Français (SECF), Syndicat des Eleveurs de Chevaux de Sang de France (SEPS), Syndicat National des Eleveurs de Chevaux Trotteurs Français, Fédération Nationale du Cheval (FNC), Association Nationale du Selle Français, Fédération Nationale des Groupements de Défense Sanitaire (FNGDS), Fédération Nationales des Courses Françaises, Fédération Nationale des Conseils des Chevaux et/ou Equidés en France et Haras Nationaux (HN),Association Syndicale des Etalonniers Privés, Faculté de Médecine Vétérinaire de Liège, Fédération des acteurs du développement des techniques modernes de reproduction équine, Fédération Nationale Ane et Mulet, Fédération Française d’Equitation, France Trait, Groupement pour l'Amélioration de l'Elevage du Trotteur, Société Hippique Française, Syndicat des Etalonniers Particuliers de Trotteurs, Syndicat National des Entraîneurs, Drivers et Jockeys de Chevaux de Courses au Trot en France et l’Université de Caen, 
2 partenaires financeurs : Conseil Général du Calvados et Pôle de compétitivité Filière Equine.
3 invités permanents : Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, Conseil Régional de Basse-Normandie , Institut National de la Recherche Agronomique

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Saganne de l'EARL Allix (Carantilly), s'est imposée dans le final du concours départemental à Lessay, le 12 septembre.
[EN IMAGES] Concours Normandes : Saganna dans les pas d'Hamada
Une nouvelle fois, l'EARL Allix de Carantilly inscrit son nom dans le palmarès du concours départemental de Lessay, le 12…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le Gaec du gard de Breuville s'impose à Lessay en remportant le titre de grande championne et le duo d'élevage.
Concours de race Jersiaise : ce Gaec du Cotentin triomphe à Lessay et au Space
En race Jersiaise, il y avait neuf animaux en compétition à Lessay le 11 septembre, et 19 vaches le 17 septembre au Space à…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
Publicité