Aller au contenu principal

Une moisson sous très haute surveillance

Industriels et grande distribution ne peuvent pas compter sur une pause moisson. Dans les cabines des tracteurs et des moissonneuses-batteuses, agriculteurs, jeunes et aînés, veillent au grain.

La moisson bat son plein mais la vigilance reste de mise. "Dans ma cabine de tracteur ou du haut de ma  benne, je fais très attention aux camions qui empruntent nos routes", assure Sébastien Debieu, secrétaire général de la FDSEA. A n'en pas douter, en cas de suspicion, les portables sont prêts à lancer des messages d'alerte "pour organiser un contrôle de feuille de route dans les plus brefs délais". Il en est de même dans les magasins. "Quand nous faisons nos courses, nous jetons un coup d'oeil sur les étiquettes pour contrôler les provenances". La force de tout un réseau, jeunes et aînés, au service des engagements pris !


65 bennes à Bayeux
Illustration avec une très forte mobilisation à Bayeux le 28 juillet dernier. 65 bennes sont venues déverser leurs détritus devant l'usine Lactalis.
Pourquoi cibler particulièrement le géant Lavallois ? "Il n'est pas le premier à montrer l'exemple, commente visiblement énervé Sébastien Debieu, et évoque l'éventualité de n'accorder les 340 e qu'à une partie de la collecte. Inadmissible".
Autre raison de ce ciblage, quelques jours auparavant, Lactalis s'était débarrassé de gravats précédents en les repoussant sur le terrain de l'intercommunalité. "Ce n'est pas aux habitants, via leur feuille d'impôts, de payer le nettoyage. Avec un bull, nous avons donc repoussé le tout devant les portes de l'usine". Depuis, une société privée de nettoyage a visiblement fait le ménage "mais nous veillerons à qui paiera la facture", prévient le secrétaire général de la FDSEA

La moisson bat son plein
Pendant ce temps, la moisson bat son plein. Une grande partie du retard pris en juillet devrait être comblé à la fin de la semaine si le soleil persiste. "Il faut rester prudent, certains parlent de catastrophe, mais je pense que le cru 2015 devrait tirer son épingle du jeu", juge Sébastien Debieu qui a battu du blé sur blé à 20 quintaux de plus que l'an dernier. En colza, la fourchette oscille de 40 à 45 quintaux.
Enfin, côté qualité, la protéine semble retrouver des couleurs. "Cette moisson qui s'annonce bien nous remet un peu de baume au coeur mais ce n'est pas du luxe. Ce n'est pas ça qui remettra à flot les trésoreries des agriculteurs", conclut notre syndicaliste.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Prix du lait juillet 2022 : le compte n’y est vraiment pas selon Ludovic Blin
Alors que la hausse des prix du lait a tardé à s’enclencher, la mécanique se grippe et les principaux opérateurs de la filière…
Moisson 2022 : dernière ligne droite
Toutes les semaines, nous proposons un point sur l’avancement des récoltes dans le Calvados, la Manche et l’Orne. Lundi 25 …
La haie fédère les acteurs locaux de toute la Normandie
La Région a lancé un appel à manifestation d’intérêt intitulé Opération Normandie haies fin 2021. Mercredi 6 juillet 2022, les…
Mesures de restriction d’eau dans le Calvados
La situation hydrologique et hydrogéologique était déjà défavorable début juillet 2022. L’absence de précipitation ainsi que les…
Moisson 2022 : rapide et en avance
Toutes les semaines, nous proposons un point sur l’avancement des récoltes dans le Calvados, la Manche et l’Orne. Lundi 18 …
Coquillages et préjugés : Anaïs, portrait d’une reconvertie
Le Comité régional conchyliculture (CRC) a lancé sa campagne de communication ConchyQuoi en mai 2022 sur les réseaux sociaux. Des…
Publicité