Portrait
Une nouvelle directrice à la DDT de l'Orne
Sylvie Blanc a pris ses fonctions le 24 août 2026 en tant que directrice de la Direction départementale des territoires de l'Orne. Elle succède à Patrick Planchon qui était en poste depuis 2020.
Sylvie Blanc a pris ses fonctions le 24 août 2026 en tant que directrice de la Direction départementale des territoires de l'Orne. Elle succède à Patrick Planchon qui était en poste depuis 2020.
Il s'agit de son premier poste en tant que directrice de DDT départementale et elle l'appréhende "avec joie et enthousiasme". Sylvie Blanc, 55 ans, se définissant comme "une ingénieure des travaux publics de l'État", a pris ses fonctions le 24 août dernier. Originaire de la région parisienne, elle occupait précédemment le poste de directrice adjointe à la DDT des Yvelines où elle avait en charge "le périmètre urbanisme, environnement et sécurité routière". Sylvie Blanc a toujours travaillé pour l'État, "que ce soit en direction d'administration centrale, en direction régionale, ou en direction départementale. Pour moi, l'intérêt général pour le compte de l'État, ça fait vraiment sens."
Une appétence pour la ruralité
La nouvelle directrice de la DDT se dit ravie d'arriver dans un département rural comme l'Orne. "Pour obtenir ce poste, il faut candidater. On n'y arrive pas par hasard. Et j'ai postulé car je voulais cette direction", affirme-t-elle. Ce qui la motive particulièrement ? Découvrir un monde agricole qu'elle avoue peu connaître. "Je viens d'un département où non seulement je n'avais pas le périmètre agriculture, mais en plus, il s'agissait d'une agriculture complètement différente. Le côté polyculture-élevage de l'Orne m'intéresse. Je ne suis pas une spécialiste agro, j'ai bien des choses à apprendre, mais je ne pars pas de zéro non plus."
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Sécheresse, foncier et gestion de l'eau
Sylvie Blanc a conscience d'arriver dans un contexte difficile pour le monde agricole. "La priorité numéro une sera d'aider au mieux les agriculteurs touchés de plein fouet par la sécheresse en s'appuyant sur le plan Casi lancé par la ministre de l'Agriculture. Dans un deuxième temps, le sujet de la consommation du foncier et l'application du dispositif ZAN (Zéro artificialisation nette) me semble être un sujet essentiel. Troisièmement, la question de la gestion de l'eau sera évidemment au cœur des débats ces prochaines années", énumère la fonctionnaire de l'État, avant d'enchaîner : "il y a un travail à mener avec tous les acteurs, ça ne peut pas se faire uniquement avec les agriculteurs. Il faut structurer la gouvernance de l'eau dans le département. Les compétences sont trop éparpillées." Quant au sujet de la simplification administrative tant réclamée par le monde agricole, la réponse de Sylvie Blanc est nette : "qui dit simplification dit risque de passer à côté de la cible. Pour la répartition de l'enveloppe concernant le fonds de réarmement, typiquement, simplifier les critères peut entraîner une aide octroyée à des agriculteurs qui en auraient moins besoin que d'autres. Il faut trouver un juste compromis."