Communication riverains
Une soirée à Villons-les-Buissons pour rapprocher agriculteurs et citoyens
Près de Caen, un temps d'échanges entre agriculteurs et habitants de la commune de Villons-les-Buissons a été proposé mardi 16 juin 2026, dans le Calvados. Un moment qui a permis de rassurer "sur les sujets tabous classiques".
Depuis 2022 et le lancement des chartes du bien vivre ensemble, la Chambre d'agriculture du Calvados (CA14) organise des soirées d'échanges entre agriculteurs et riverains. La dernière en date a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Villons-les-Buissons, dans le Calvados, à la demande de la mairie, l'automne 2025.
Entre-temps, les élections ont eu lieu. "Nous n'avions juste pas anticipé qu'il y aurait le premier match de Coupe du monde de la France ce soir-là", s'amuse Stéphane Berzinger, directeur technique de la CA 14. Cela n'a pas empêché une cinquantaine de personnes de faire le déplacement pour l'occasion afin de dialoguer avec le monde agricole.
Un territoire actif
Un collectif local a mené une enquête auprès de 330 habitants sur la qualité de vie sur la commune. Sur 80 retours, quarante font état de difficultés liées au bruit sur Villons-les-Buissons. Sur place, on retrouve la Coopérative de Creully et la Coopérative linière implantées.
"C'est un secteur agricole avec une activité de plaine, concède Stéphane Berzinger. L'usine de lin, en particulier, a une problématique sonore avec les souffleries." Guillaume Prioult, directeur de la coopérative de Creully, et Marc Vandecandelaere, président du teillage, se sont justement joints à la soirée pour évoquer ces activités.
Les classiques
"Nous avons eu beaucoup de discussions sur les sujets tabous classiques", surenchérit Antoine Bossuyt, élu Chambre d'agriculture, lui-même éleveur et ancien président des Jeunes agriculteurs du Calvados. Nuisances sonores, poussières et problématiques transports ont été au cœur des échanges.
À ce titre, Marc Vandecandelaere a expliqué l'investissement futur dans "des silencieux", pour réduire les bruits de la coopérative linière à l'automne prochain. De quoi désamorcer les requêtes des riverains quant à cette problématique bruits.
Autres sujets évoqués : les produits phytosanitaires, la quantité et la qualité de l'eau, l'agriculture de conservation et le bio. "90 % de l'assemblée était compatissante et pro-agriculture. Cela s'est fait dans le dialogue et le respect des personnes, se réjouit Antoine Bossuyt. C'est vraiment intéressant. Cela permet d'amener un dialogue dans un tout autre contexte."