Aller au contenu principal
Font Size

Prophylaxies
« Une super contention » contre le covid-19

A date de jeudi 19 mars 2020, les prophylaxies considérées comme urgentes sont maintenues. L'éleveur doit assurer une contention optimale et prévenir son vétérinaire si lui, ou son entourage, présente des cas positifs ou suspects de coronavirus.

Cornadis, couloirs de contention, vaches attachées, de quoi se laver les mains régulièrement : toutes les mesures de contention et d'hygiène doivent être prises par l'éleveur.
© JP

L'ordre national des vétérinaires a donné ses consignes : « les professionnels sont invités à ne prendre en charge des animaux qu'en cas de nécessité, pour des raisons de risque sanitaire ou d'impacts en termes économique ou de bien-être animal ». Si les suivis de reproduction ou la visite sanitaire obligatoire annuelle sont par exemple interdits, « les prophylaxies considérées comme urgentes sont maintenues », illustre Étienne Gavart, directeur du GDS 14. Entendre par « urgentes » : « les prophylaxies dont la tuberculose bovine, les prophylaxies si mises à l'herbe des animaux, les contrôles d'achat ».

Gestes barrières

La campagne en cours continue, mais sous réserve « d'une super contention des animaux, prévient Edmond Roy, vétérinaire à Carentan-les-Marais. Les vaches doivent être attachées quand nous arrivons dans l'élevage. Nous devons respecter les gestes barrières » dont la distance de sécurité d'un mètre avec l'éleveur. Impossible, donc d'être deux pour tenir un bovin. « C'est un vrai problème, appuie Etienne Gavart. Car les voisins viennent souvent aider à la contention. » En cette période de confinement, il n'en est donc pas question. « On ne modifie pas la liste des personnes qui sont en contact. La contention doit être réalisée par le cluster du confinement, pour protéger les clients du vétérinaire et le vétérinaire. » Les laboratoires d'analyses continuent de fonctionner.

Si l'éleveur, ou son entourage, présente des cas positifs ou suspects de coronavirus, il est de sa responsabilité de prévenir le vétérinaire, afin de déterminer si la visite non urgence vitale doit être maintenue (en coordination avec le GDS pour les prophylaxies).

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Fermer les abattoirs, c’est tuer les éleveurs
Dimanche 7 juin 2020, le préfet de la Manche a pris la décision de fermer le dernier abattoir de la Manche, à Saint-Hilaire-du-…
MOISSON ORGE
Les orges ouvrent le bal des batteuses
Dès le milieu de la semaine dernière, les batteuses ont ouvert le bal de la moisson. Les orges, comme à leur habitude, sont les…
JA NORMANDIE
JA Normandie renouvelle son bureau
Après les élections départementales, JA Normandie a élu son nouveau bureau mardi 23 juin. Questions à Alexis Graindorge qui…
Le soja normand prend de l’ampleur
En 2019, la Région lance un appel à projets pour son plan protéines végétales. Le Soja made in Normandie (SMN), alliant, entre…
SAFER - JA NORMANDIE
Safer et JA de Normandie luttent contre l’accaparement des terres
En attendant une loi foncière, Safer et JA de Normandie s’organisent pour lutter contre le transfert opaque des terres. En 2019,…
Maltot exauce le vœu de la ruralité
Maltot, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est son château, sa MFR et son Bœuf en fête. La commune compte 1 095 habitants, se…
Publicité