Aller au contenu principal

Réussite
Une toute autre dimension de l’agriculture bio en Normandie

La troisième conférence régionale sur l’agriculture bio en Normandie organisée au lycée agricole de Chambray (27) a tenu toutes ses prome

Les temps changent. Il y a quelques années de cela où les pionniers de l’agriculture bio se réunissaient de manière beaucoup plus confidentielle... La voie tracée hier prend, aujourd’hui, une toute autre dimension.A l’exemple de cette troisième conférence régionale de l’agriculture biologique en Normandie qui a confirmé, par les résultats présentés, de belles perspectives de développement. Organisées dans le cadre du plan Horizon 2012, ces assises régionales s’adressaient naturellement à tous les producteurs et opérateurs bio et conventionnels, décideurs, prescripteurs, instituts techniques, OPA de Haute et Basse-Normandie. Et tous étaient là, au point que l’amphi du lycée semblait bien trop juste pour les accueillir.


Un travail de conversion à soutenir

Côté partenaires et décideurs, le président de la Région Alain Le Vern et le vice président François Dufour de la Basse Normandie ont réaffirmé, à l’heure du lancement de cette journée, leur attachement à cette filière.Des interventions très concrètes notamment autour des la restauration scolaire où les deux régions normandes affichent une détermination commune pour développer une restauration bio accessible à tous.              “Il faut renforcer cette piste en se fixant un objectif : à budget égal, nous voulons que nos produits bio intègrent durablement cette restauration collective. Mais nous avons aussi la volonté que ces repas soient parfaitement identifiés...” souligne François Dufour. Un vice président qui évoque, dans la foulée, la nouvelle Pac. “Disons-le : les premières orientations présentées par Dacian Ciolos, le commissaire européen, vont dans le bon sens. Espérons simplement que ces orientations ne seront pas remises en cause par les lobbies...”


Philippe Schnabele, au nom du préfet de Haute Normandie, a rappelé l’objectif principal avancé à l’échelle régionale, à savoir 6 % de la SAU en agriculture bio. Même si la filière en est encore très éloignée (les résultats du plan Barnier ont permis d’atteindre 2,6 % pour la Basse Normandie et 0,6 % pour la Haute Normandie), ces deux dernières années ont été marquées par le doublement des surfaces en conversion  bio. “C’est une véritable dynamique qui s’installe” se réjouit Philippe Schnabele. “Ce travail de conversion est à soutenir, à l’exemple des conversions que nous soutenons aujourd’hui dans les lycées agricoles. Un soutien à la filière bio qui doit s’entreprendre en parfaite intelligence avec l’agriculture conventionnelle, intégrée ou de précision...”

Un autre écho


De son côté, Daniel Génissel le président de la chambre régionale d’Agriculture (acteur majeur de cette organisation à Chambray) a rappelé les missions des chambres d’Agriculture “dont la toute première est, par nature, d’adapter l’agriculture aux besoins et aux attentes d’aujourd’hui”. Des besoins alimentaires, bien sûr, mais aussi tout ce qui touche au développement durable... “Nos Chambres se doivent d’accompagner, d’expertiser et d’apporter des références nécessaires pour le développement de notre métier. Pour cela, nous travaillons de façon pragmatique et cohérente sur tous les sujets, comme ceux qui seront abordés aujourd’hui...” Daniel Génissel, en écho à l’intervention de François Dufour, a avoué “ne pas forcément partager son optimisme sur l’approche européenne actuelle, notamment dans l’encadrement des marchés et de leur volatilité...”Dernier intervenant de cette matinée, Stéphane Lefébure, le président du Grab de Haute Normandie. Un responsable régional qui n’a pas caché sa satisfaction “d’approcher le 1000e agriculteur bio installé en Normandie.” Lui aussi rappelle la dynamique de conversion qui a pris “une autre dimension” durant ces deux dernières années. Et d’insister alors sur la conduite de cette dynamique “qui devra passer par le soutien à la conversion, la technique, le développement des filières.” Prè̀s de 175 agriculteurs, transformateurs, distributeurs, professionnels, collectivité́s, acteurs de l’enseignement agricole ont ainsi participé à cette rencontre parfaitement orchestrée. Une journée où ont été détaillés les derniers chiffres normands connus en matière d’agriculture biologique par les services de l’Etat. La dynamique de conversion concerne les filiè̀res emblé́matiques de la Ré́gion : polyculture-élevage (lait et allaitant). Enfin, parmi les faits marquants de cette progression, le dé́veloppement significatif des installations en maraîchage bio qui correspond à̀ une forte demande locale.

Retrouver la suite de cet article


dans l'Eure Agricole du 23 décembre 2010


page 4



Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

La SCA normande mise à l’arrêt forcé par les agriculteurs à Lisieux
Lundi 29 janvier 2024, sous l’impulsion de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs, la profession s’est mobilisée pour bloquer la SCA…
Lucie Lesieur, heureuse éleveuse de Salers
À Rônai, dans l'Orne en Normandie, Lucie Lesieur s'épanouit enfin à la ferme. Après une formation en commerce, elle décide, alors…
[NEWS DU SALON] Grande championne, Hamada renouvelle l'exploit
Et un, et deux victoires à Paris pour Hamada, une Normande, jugée exceptionnelle par le juge, Charles Delalande le jour du…
[EN VIDEO] La Normande devient la star du Salon international de l'agriculture 2024
Sur les billets d'entrée, ou encore sur les affiches, dans le métro, la Normande sera à l'honneur pour la 60e édition du Salon…
Dans le Calvados, Elisabeth Borne remet les pieds sur terre
Jeudi 8 février 2024, l'ex Première ministre a visité le Gaec Pupin à Maizet dans le Calvados. Elisabeth Borne, désormais simple…
Une première au Salon pour Corentin Angot
Diplômé ingénieur agronome, Corentin Angot se plaît à travailler sur la ferme paternelle à Gouffern-en-Auge, dans l'Orne en…
Publicité