Aller au contenu principal

Valérie Vié : « nous sommes les jardiniers du bocage »

Valérie Vié est en EARL avec son mari, Max, à Athis-Val-de-Rouvre. L’exploitante, installée au cœur de la Suisse normande, soutient l’élevage bovin « à taille humaine ». Elle est candidate à la Chambre d’agriculture.

© JP

>> Pouvez-vous présenter votre exploitation ?
Nous sommes en EARL avec mon mari, Max. Nous produisons 415 000 l de lait, principalement en race Prim’Holstein, livrés chez Lactalis. Nous comptons 62 ha, dont 17 ha de maïs ensilage, 2 ha de luzerne, le reste en prairie. Nous avons quelques vaches Normandes : nous gardons les veaux mâles pour les engraisser en bœufs d’herbage. Nous croisons parfois avec des races Blanc Bleu Belge ou Limousin. Nous accueillons les camping-cars et adhérons au réseau Bienvenue à la ferme.

>> Devenir agricultrice, c’était une évidence pour vous ?
Non. J’ai passé un bac comptabilité gestion puis j’ai travaillé pendant huit ans dans un bureau d’expertise comptable. Je me suis installée le 1er septembre 2002. Je souhaitais davantage de disponibilité dans mon travail. Avant de prendre des parts dans la ferme, j’ai suivi une formation Bepa à Vire. J’avais 29 ans.

>> L’exploitation a-t-elle beaucoup évolué depuis que vous êtes arrivée ?
Je me suis installée en septembre 2002. Nous avons agrandi un peu la surface. Nous avons construit la stabulation en 2003, cela faisait partie de mon projet d’installation. Nous ne souhaitons pas doubler la taille de l’exploitation. Nous sommes dans la Suisse normande, au cœur de la vallée de la Vère, alors une partie des terres n’est pas labourable. Nous nous entraidons avec un couple d’agriculteurs voisin, qui a le même nombre de vaches : un dimanche soir sur deux, mon mari trait chez eux et moi je gère chez nous. Et inversement la semaine suivante. D’avril à septembre, nous fonctionnons comme cela pour les deux traites du dimanche. Ça dure depuis plus de vingt ans. C’est important de se dégager du temps pour s’engager dans d’autres activités, faire des formations et profiter de la vie de famille.

>> Quel outil souhaiteriez-vous transmettre ?
Un outil à taille humaine, pas une trop grosse structure. J’aimerais que l’exploitation soit toujours en lait, ou au moins en élevage bovin.

>> Pourquoi vous présentez-vous à la Chambre d’agriculture ?
J’ai envie de m’engager davantage dans le domaine agricole. Je suis présidente du service de remplacement d’Athis-Val-de-Rouvre, je suis déléguée MSA et engagée dans la commune. Je pense connaître l’agriculture, les agricultrices et les agriculteurs de mon canton. J’ai envie de mettre l’accent sur l’engagement professionnel agricole.

>> Que dites-vous à un voisin qui n’est pas motivé pour voter aux élections Chambre ?
Je lui dis que c’est important, car la Chambre d’agriculture travaille sur la formation et beaucoup d’autres sujets. Aller voter est dans son intérêt et dans celui de l’agriculture.

>> Quels sont les thèmes qui vous tiennent à cœur ?
L’emploi, car nous donnons du travail aux autres, nous réalisons un travail intéressant. Je trouve aussi important d’attirer les jeunes dans notre secteur, dans le but de transmettre nos exploitations plus tard. Et enfin l’environnement : il faut préserver la qualité de l’eau. Je me sens concernée, car nous sommes installés dans une aire d’alimentation de captage. Préserver la nature est dans l’intérêt de tous. Jusqu’au tourisme. Nous sommes des jardiniers du paysage.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Un "concours du plus beau tracteur" aura lieu cette année encore. L'occasion de remettre le titre en jeu. "Cela fait participer le public", indique Romain Maroquesne. 
[EN IMAGES] Parades de Noël dans le Calvados : quel jeune agriculteur aura le plus beau tracteur ?
Les Jeunes agriculteurs du canton d'Évrecy, dans le Calvados, se préparent avec enthousiasme aux parades de tracteurs de Noël. Un…
"Nous demandons aux autorités compétentes de renoncer à tout projet de prise en charge de cadavres infectés par la DNC sur le site de Saint-Langis-lès-Mortagne".
Des animaux euthanasiés pour cause de DNC traités par Atemax dans l'Orne ?
Le 19 décembre 2025, un communiqué de presse demandant de ne pas accepter le traitement des cadavres infectés par la DNC sur le…
Lison étant en proximité de la Manche, 20 communes sont ainsi placées sous surveillance suite à la découverte d'un cas d'influenza aviaire.
Grippe aviaire : un cas dans le Calvados, 20 communes de la Manche sous surveillance
Suite à la découverte d'un cas d'influenza aviaire hautement pathogène (grippe aviaire) dans un élevage de volailles à Lison (…
Cédric Dréano est JA à Messei. Il était accompagné de ses enfants (Louane, 9 ans ; Judith, 7 ans ; et Noé, 3 ans) à l'occasion des parades de Noël à Flers.
[EN IMAGES] La parade des tracteurs a illuminé le centre-ville de Flers
Vendredi 19 décembre 2025, les JA des cantons à proximité de Flers, ont participé à la parade des tracteurs de cette ville.
À Domjean, l'agriculteur a pu remettre sur route les automobilistes.
[EN IMAGES] Les agriculteurs prêtent main-forte aux laitiers et automobilistes
Le 5 janvier, la neige a semé la pagaille dans la Manche. Elle a rendu les routes parfois impraticables dans la Manche. Les…
La Région a rendu visite à la Brasserie L'Imprévu de Lisieux.
La Brasserie L'Imprévu prévoit des rénovations
La Brasserie L'Imprévu située à Lisieux dans le Calvados en Normandie a bénéficié de l'aide de la Région pour la rénovation de l'…
Publicité