Aller au contenu principal

Normande
Valoriser tous les produits

Le concours des Normandes se déroulera le samedi 23 septembre. Parmi les habitués : Laurent Lahaye, éleveur au Mesnil Robert.

Laurent Lahaye est éleveur-inséminateur. “La technique me permet 
de mieux suivre mes vaches. J’économise également 1 500 euros par an”.
Laurent Lahaye est éleveur-inséminateur. “La technique me permet
de mieux suivre mes vaches. J’économise également 1 500 euros par an”.
© V.M.
Laurent Lahaye s’est installé en 1990. Et il a rapidement tranché. Pour lui, ce sera la Normande. Avant, il a observé, effectué des stages chez des éleveurs de Prim’Holstein. Des expériences qui lui pemettent de motiver son choix pour la Normande. Viande et qualité des taux, telles sont les qualités de la race. “Contrairement à ce qui peut être dit, s’installer avec des Normandes, c’est possible”, confie l’éleveur. En effet, les Normandes de son troupeau produisent en moyenne 7 600 kg à 7 % (source Contrôle Laitier). Son exploitation dispose d’un quota de 230 000 litres. Son lait livré atteint 255 000 litres, grâce à son quota matière grasse élevé. Les résultats des TP et TB affichent respectivement 36,2 et 44,6. Le prix payé par la laiterie est de 343,92 euros pour 1000 litres sur la dernière campagne de gestion. Génétique : “vers des bêtes assez lourdes” Côté viande, l’éleveur a réformé 15 bêtes à un tarif compris entre 2,93 et 3 euros le kilo. Soit une moyenne de 1280 euros la bête. La part du revenu viande est importante pour l’éleveur. Il ne néglige pas la finition. “Cette race exprime son potentiel lorsqu’elle est valorisée en totalité”, souligne Laurent Lahaye. Cette année, il a donc débuté une activité taurillons. L’éleveur groupe ses vêlages de juillet à novembre. Objectif : vendre en avril, une période favorable. “Il faut terminer ses produits avec des cycles courts. Les taurillons sont intéressants car je dispose de faibles surfaces à valoriser, à savoir 27 hectares d’herbe”. Les taurillons quittent l’exploitation à 19 mois au poids moyen de 404 kg. De son orientation économique découlent des choix génétiques. Le lait n’est plus la priorité. Son choix : “une mamelle solide, de bons aplombs et enfin le gabarit”. Comme à son habitude, l’agriculteur participera au concours départemental. Il y présentera 15 vaches. Parmi elles : Py la descendante de Chipie, Opéra et Tarenne dont la grand mère a été championne au salon de Paris. Rendez-vous le samedi 23 septembre. V.M.Alimentation La ration : 3/4 de maïs et 1/4 d’ensilage d’herbe en hiver. Cinq à six vaches élèvent également la quarantaine de veaux annuels. “C’est un gain de temps et cela évite les diarrhées”.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité