Aller au contenu principal

Le Ministre de l'Agriculture en Manche
Veaux de boucherie, quotas laitiers, PAC au menu

Visite manchoise au pas de charge pour le Ministre de l’Agriculture, Dominique Bussereau sur deux exploitations ainsi qu’au lycée agricole de Saint-Hilaire du Harcouët.

En venant en terre manchoise, plus précisément dans l’Avranchin, Dominique Bussereau a voulu faire plus ample connaissance avec le secteur de l’élevage laitier. Première étape, la ferme des époux Orvain, située à Montigny, à quelques encablures d’Isigny le Buat où l’hélicoptère ministériel s ‘est posé en début de matinée. Installé en 1993 en individuel, puis en scea en 1997, avec l’arrivée de son épouse Marie-Pierre, Pascal Orvain, par ailleurs président de l’association de la race Normande départementale, valorise 500 000 litres de quota. Son message vis à vis de Dominique Bussereau est clair, " que les politiques ne nous entraînent pas vers l’ultra-libéraslisme à la mode anglaise et qu’ils ne nous chargent pas trop au niveau de la conditionnalité ".

PAC et conditionnalité

Accompagné par un cortège d’élus locaux, Philippe Bas Ministre délégué à la Sécurité Sociale et candidat à la députation sur l’Avranchin en tête, Dominique Bussereau a ensuite fait route sur Saint-Hilaire du Harcouët, chef lieu de canton rural par excellence. Petite surprise à l’arrivée, une délégation d’une trentaine d’éleveurs de veaux venu manifester leur mécontement face à la chute des cours. Dans le même temps, des responsables de la FDSEA, dont le président Pascal Férey, obtenait une entrevue d’une demie-heure avec le Ministre. " Nous voulons attirer l’attention de Dominique Bussereau sur des dossiers comme la PAC et son environnement (mise en œuvre des zones de non traitement, extension de la zone vulnérable au titre de la directive nitratres, réserve départementale sur les DPU), les problèmes de quotas laitiers ; sur ce point et pour aller de l’avant face à difficulté chronique de certaines régions françaises pour réaliser leur quota, nous proposons de créer la possibilité de mutualiser les allocations provisoires au niveau national ".

Sur le plan de modernisation des bâtiments d’élevage, La FDSEA et les JA insistent pour que l’enveloppe annoncée en 2005 pour " la phase de croisière " soit réellement affectée, soit 60 millions d’euros supplémentaires et que l’avance effectuée en 2006 n’en soit pas déduite, mais vienne bien en complément. " Nous demandons aussi que les jeunes agriculteurs, ayant maintenant l’obligation d’être aux normes dans les trois ans au lieu de cinq, ne soient pas pénalisés à cause du retard du programme ".

Crise du veau

Face à la crise du veau de boucherie (les producteurs présents à Saint-Hilaire ont ensuite été reçus par un collaborateur du Ministre), les syndicalistes estiment qu’aujourd’hui les éleveurs indépendants, groupements de producteurs et les entreprises d’intégration perdent entre 80 et 200 euros par veau sorti. Les éleveurs intégrés, eux, subiraient des pertes de l’ordre de 27 euros la place. Les raisons de cette crise sont nombreuses : augmentation du prix des veaux de huit jours, du prix de l’aliment d’allaitement, des charges de structure, alros que l’on note une baisse de prix à l’étal et une baisse de la consommation. " Aujourd’hui, les taux de rotation chez les éleveurs sont inférieurs à 2, d’où une perte de revenu de l’ordre de 27 euros/place et des difficultés à faire face au remboursement de leurs investissements prévus pour une rotation à 2,2 ".

Le Ministre de l’Agriculture a pris bonne note des dossiers soumis avant d’aller signer la convention sur la labellisation du relais " services publics " de Saint Hilaire. Troisième étape de cette visite marathon le lycée agricole spécialisé dans la filière équine avant de se rendre à la Maison familiale et Rurale de Vains (près d’Avranches) puis de faire connaissance avec une autre exploitation, le gaec Cahorel, bien connu des aficionados de la race Normande pour ses nombreux succès en concours départementaux, régionaux et nationaux.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

KATRINE LECORNU - MARQUE GRAND FERMAGE - AGRIAL
Marque Grand Fermage : « on veut donner une image crédible et vraie de notre profession »
Katrine Lecornu est éleveuse à Nonant, dans le Bessin (14). Depuis deux ans, elle travaille avec l’équipe marketing d’Agrial sur…
Blandine Julienne, JA 61
Blandine Julienne : " J’aime gérer le relationnel et le terrain "
Blandine Julienne est installée en lait et cultures avec son conjoint Vivien à Bizou, dans le secteur de Longy-au-Perche. D’une…
VIDEO La Jaguar 990 TT Claas se démène dans la Manche
Le concessionnaire SM3 Claas a fait venir l’ensileuse 990 terra trac pour une démonstration dans la Manche. Venue d’Allemagne, la…
JULIEN DENORMANDIE
Julien Denormandie : « Dire que l’agriculteur se moque de l’environnement, c’est un non-sens »
« Dire que l’agriculteur se moque de l’environnement, c’est un non-sens », souligne le ministre de l’Agriculture avant d’ajouter…
Jennifer Morin, agricultrice
Jennifer Morin, « mieux vaut avoir le caractère bien trempé »
À Larchamp, commune nouvelle de Tinchebray-Bocage (61), Jennifer Morin est installée avec son mari en lait. Non issue du milieu…
COOPERATIVE CREULLY ESSAI CULTURE POMMES DE TERRE
La Coop de Creully plante le cadre des pommes de terre industrielles
La Coopérative de Creully teste avec une vingtaine d’agriculteurs la production de pommes de terre industrielles. Près de 150 ha…
Publicité