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Verger cidricole : mettre les auxiliaires au travail

Travailler les abris de syrphes, coccinelles ou oiseaux permet de faciliter l'implantation d'auxiliaires du verger cidricole. À Sées, l'IFPC a proposé une journée technique sur le sujet. Pour réduire les intrants, les producteurs de pommes à cidre ont besoin d'assistants.

Un nichoir à forficules. L’IFPC étudie l’efficacité des bandes fleuries et des haies dans les vergers par rapport aux ravageurs. Au sein de l’institut, Laurence Albert réalise une thèse autour de cette thématique. Intitulé exact du sujet : Impacte des infrastructures agroécologiques sur la structure et la diversité des réseaux trophiques qui sont appliqués dans la régulation naturelle des ravageurs majeurs du pommier cidricole : le puceron cendré et le carpocapse.
Un nichoir à forficules. L’IFPC étudie l’efficacité des bandes fleuries et des haies dans les vergers par rapport aux ravageurs. Au sein de l’institut, Laurence Albert réalise une thèse autour de cette thématique. Intitulé exact du sujet : Impacte des infrastructures agroécologiques sur la structure et la diversité des réseaux trophiques qui sont appliqués dans la régulation naturelle des ravageurs majeurs du pommier cidricole : le puceron cendré et le carpocapse.
© VM

Le producteur de pommes à cidre peut compter sur de nombreux auxiliaires. Pour les attirer, il devra cependant les choyer. Deux solutions : favoriser les abris ou développer des aménagements agroécologiques (haies ou vergers). «Nous avons des exemples d’abris à forficules (ou perce-oreille) qui fonctionnent assez bien. Il s’agit de pots de fleurs en terre cuite. Nous y mettons de la paille et nous les suspendons à 50 cm du sol. Ils peuvent ensuite se déplacer dans les pommiers et consommer des pucerons », explique Laurence Albert doctorante au sein de l’IFPC*.

Le gîte et le couvert des auxiliaires

Les nichoirs à mésanges sont une autre piste. Leur présence limite le développement de chenilles comme le carpocapse. Les gîtes pour les chauves-souris se révèlent plus complexes à mettre en place. « Il en faut plusieurs sortes, selon la saison et la période de reproduction », précise Laurence Albert. Les coccinelles trouveront, elles, plus facilement refuge dans un verger si des zones d’hibernation jouxtent la parcelle. Il s’agit notamment de haie ou d’anfractuosités dans les arbres.

Une gestion globale du verger

L’IFPC a présenté plusieurs solutions. C’est ensuite au producteur de sélectionner l’idée la plus pertinente pour son exploitation. « Il doit trouver la technique qui lui correspond. Par exemple, certains chercheront une solution pour les pollinisateurs ». Actuellement, la rentabilité de ces méthodes n’est pas quantifiable. Les études ne permettent pas de définir des seuils. « On ne sait pas si le fait d’avoir 30 % des foyers de pucerons par des larves de syrphes permettra de n’avoir aucune perte. C’est donc un équilibre à trouver. Mais en régulation naturelle, nous n’aurons jamais zéro puceron et zéro carpocapse », précise Laurence Albert. Les producteurs doivent ainsi trouver le bon compromis au moment de sortir le pulvérisateur. « Il faut donc une gestion globale à l’échelle du verger sachant qu’on ne peut pas forcément se passer des pesticides ». Pour choisir sa solution, l’IFPC invite les producteurs à bien observer leur verger. Le but est d’évaluer une pratique ou l’impact d’un aménagement agroécologique. Afin de collecter les insectes plusieurs méthodes existent : l’aspirateur à insecte ou le filet fauchoir.

Des solutions pour les bios et les conventionnels

L’ensemble de ces techniques est mené dans le but de réduire les traitements phytosanitaires. L’action est financée dans le cadre du plan Ecophyto. « Ce genre de journée s’adresse à tous les producteurs, les conventionnels comme les bios », précise Yann Gilles, directeur technique de l’IFPC. « Dans nos tests, la question économique est observée. Nous comparons les différentes performances économiques, sociales et environnementales »

*Institut Français des Productions Cidricoles



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