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CIDRE
Victoire d’étape pour l’appellation “Cidre du Perche”

Le 25 juin dernier, un avis favorable a été rendu concernant la mise en place d’une Appellation d’origine protégée “Perche”. L’occasion pour le syndicat cidricole du Perche de communiquer sur la démarche

“L’AOP devrait redynamiser la production et permettre 
une valorisation des vergers traditionnels”, espère le parc naturel régional du Perche, qui soutient la démarche du syndicat cidricole.
“L’AOP devrait redynamiser la production et permettre
une valorisation des vergers traditionnels”, espère le parc naturel régional du Perche, qui soutient la démarche du syndicat cidricole.
© (DR)

Il reste encore à passer l’enquête de terrain par la commission nationale, puis la validation par Bruxelles. Mais l’avis favorable, rendu le 25 juin dernier par le comité national de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), vient conforter la démarche du syndicat cidricole du Perche -en partenariat étroit avec le Parc naturel régional du Perche- de mettre en place une appellation d’origine protégée (AOP) “Cidre du Perche”, ou “Perche”. Après 15 ans de travaux destinés à prouver la typicité du produit, des pratiques et le caractère traditionnel et local de cette production, la balle est désormais dans le camp de l’INAO. Celui-ci doit désormais nommer une commission d’enquête, qui devra se rendre dans le Perche, en novembre 2013, pour rencontrer les producteurs et procéder à l’analyse du dossier dans ses détails.Le syndicat cidricole devrait ensuite être fixé d’ici 1 an ou 2 ans. “Pâques 2015, me semble un horizon réaliste”, estimait Maurice Levier, président du syndicat cidricole, le 19 juillet, à l’issue d’une conférence de presse organisée pour célébrer la décision de l’INAO.

Capitaliser sur l’image
du terroir
Une AOP permettrait de renforcer le lien entre le produit avec son territoire, et de capitaliser sur l’image du Perche. Un territoire dont la notoriété et l’image de marque est croissante, met en avant le syndicat. Par ailleurs, cette démarche AOP représente un potentiel de développement économique territorial important qui pourrait accélérer la redynamisation de la filière cidricole locale et la valorisation des vergers traditionnels encore actuellement menacés”.

Une carte des cidres normands
Trois dossiers de création de nouvelles AOP cidricoles normandes sont dans les tiroirs de l’INAO.En plus du Perche, le Cotentin et le Pays de Caux sont sur les rangs. Les trois syndicats cidricoles travaillent en partenariat. “Si ces trois démarches aboutissent, l’enjeu sera de créer et de promouvoir une carte des cidres normands en AOC/AOP, comme il en existe pour les vins, indique le syndicat cidricole du Perche. Différents par leur typicité, ces cidres sont complémentaires et peuvent être servis tout au long d’un repas, de l’entrée au dessert”. A ce jour il n’existe que deux AOP pour le cidre en France, le cidre “Cornouaille” (Bretagne) et le cidre “Pays d’Auge”. Le Poiré Domfront a également obtenu une appellation d’origine.

Le cidre du Perche, c’est :
-14 producteurs-transformateurs de cidre fermier
-150 récoltants de fruits
fournissant notamment la cidrerie CSR-Agrial de La-Rouge.
-7 producteurs transformateurs et 2 récoltants adhérant au syndicat cidricole du Perche.
-168 000 cols produits chaque année
par les producteurs-transformateurs du syndicat.
-+ 0,50 €
de prix unitaire des bouteilles pour le cidre du Perche,
vis-à-vis d’un cidre fermier classique.
-1/3 des ventes
sont réalisées à la ferme et 2/3 des ventes sont faites en local.

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