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Vincent Duyck : les bonnes recettes annoncées à l’AG

Jeudi 30 janvier, les adhérents de la Coopérative linière de Cagny (14) sont conviés à l’assemblée générale de la structure. Dans un contexte où la fin de la betterave est entérinée et où la liniculture est rémunératrice, le lin attire de nouveaux producteurs. En 2019, la coop recense 2 150 ha et 176 adhérents.

© JP

>> Cagny, la sucrerie, c’est fini. Comment la fermeture impacte-t-elle la coopérative ?
Nous avons eu beaucoup de demandes pour augmenter la production : 95 % de nos adhérents cultivaient de la betterave. Le marché du lin est porteur, les prix sont élevés et il y a de la demande. Nous comptons 200 ha supplémentaires produits par nos adhérents historiques et accueillons 35 nouveaux coopérateurs pour près de 300 ha. Nous avons donc décidé de passer en double poste dès le 3 février, sur les deux chaînes de teillage et avons embauché neuf personnes. Le marché, qui absorbe les hausses de production, est mondial. Nous restons prudents mais je ne pense pas que la fermeture de Cagny jouera sur l’équilibre du marché du lin.

>> Comment s’annonce la récolte 2019 ?
Supérieure en quantité à celle de 2018, avec des rendements en paille autour de 6 t/ha. En revanche, la qualité du rouissage est plus hétérogène et on s’oriente vers des marchés de matière moins qualitative. Ce qui est bien aussi, car les Chinois demandent des lins davantage bon marché. En 2018, la qualité et les prix étaient au top ! Nous venons de finir le teillage de la campagne 2018 et annoncerons, lors de l’assemblée générale, de bonnes recettes.

>> Quelle est la prévision pour 2020 ?
Nous prévoyons donc d’atteindre 2 730 ha. La part de lin d’hiver augmente et atteint 700 ha. C’est une bonne chose, car nous sommes dans un terroir aux terres superficielles. La qualité de la fibre du lin d’hiver est un peu moins bonne mais le volume de production est meilleur. Les producteurs de lin de printemps atteignent difficilement des recettes acceptables car les rendements en paille sont moins élevés, autour de 4 à 5 t/ha, contre 7 t/ha pour du lin d’hiver. Le producteur de lin d’hiver s’assure de passer son lin au teillage. Et cela nous assure un approvisionnement continu en paille.

>> Vous avez succédé à Emmanuel Frimout le 15 mars. Quel bilan faites-vous de votre (presque) première année de présidence ?
Le conseil d’administration m’avait donné pour premier objectif de recruter un directeur, c’est chose faite en la personne d’Arnaud Chapron. Challenge accompli ! Les investissements réalisés en 2018 et les bonnes recettes permettent d’augmenter la cadence. Mon prochain objectif est de réussir le passage en double poste des deux chaînes.

>> L’année dernière, vous avez mis en place un partenariat technique avec la Chambre d’agriculture du Calvados. Quel est le bilan et le reconduisez-vous ?
Nous avons organisé deux réunions techniques en bout de champ, au printemps, pour nos adhérents, historiques et nouveaux. Ça a bien fonctionné, une cinquantaine de personnes était présente. Nous avions la chance de pouvoir présenter une parcelle de lin d’hiver et une autre de lin de printemps, éloignées de cinquante mètres. Nous avons pu apporter de l’information à tout le monde.

>> Arvalis annonce un salon du lin, dans l’Eure, le 18 juin. Vous en êtes ?
Oui, un stand est prévu pour les teilleurs. L’objectif est de proposer un bus pour emmener le plus de liniculteurs possible. Nous voulons susciter l’intérêt des adhérents à y aller car beaucoup d’informations sur les techniques culturales, sur le matériel et les marchés notamment seront apportées. Ce genre de manifestation est propice pour booster le niveau d’information des adhérents, qui produiront du lin de bonne qualité.

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