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Foncier
A Vire, commune et CDC contractualisent avec la SAFER

Concilier le développement local avec l’activité agricole, c’est tout le sens de cette convention signée jeudi 25 mars à Vire (14).

De gauche à droite : Raymond Poulinère (maire-adjoint en charge du foncier), Michel Auvray (président de la CDC), Jean-Yves Cousin (député maire), Jean-Pierre Fontaine (président de la SAFER) et Philippe Garnier (chef de service à la SAFER). 
De gauche à droite : Raymond Poulinère (maire-adjoint en charge du foncier), Michel Auvray (président de la CDC), Jean-Yves Cousin (député maire), Jean-Pierre Fontaine (président de la SAFER) et Philippe Garnier (chef de service à la SAFER). 
© TG

La ville de Vire (14) et sa CDC (Communauté De Communes) se projettent dans l’avenir. Leurs deux zones artisanales (respectivement de 15 et 20 ha) sont engagées à 75 %. Les collectivités locales ont donc besoin de place pour leur futur développement. “Mais ponctionner des terres agricoles, c’est porter atteinte à l’outil de travail des agriculteurs, reconnaît Jean-Yves Cousin (député maire). Il nous faut anticiper pour trouver des solutions et donc du foncier”. C’est tout naturellement que les élus du Bocage Virois ont renouvelé leur convention avec la SAFER.  Sa mission : veille, acquisition et gestion foncières “avec un esprit de maîtrise et de rigueur dans une gestion parcimonieuse”, a encore insisté Jean-Yves Cousin.
Message reçu par Jean-Pierre Fontaine qui a rappelé qu’il préférait “voir un agriculteur sur un tracteur que des employés municipaux sur des tondeuses à gazon. Néanmoins, nous avons tous besoin du développement économique”, admet le président de la SAFER, par ailleurs maire de sa commune (Montabart dans l’Orne). L’enjeu est donc de concilier les intérêts de deux mondes qui doivent se parler. D’éviter certaines erreurs encore toutes récentes comme le centre commercial de Mondeville II près de Caen. Avec un parking en sous-sol et des espaces de stockage à l’étage, on aurait pu consommer 3 fois moins de terres agricoles. 
Au moment où la question de savoir si l’agriculture pourra, demain, nourrir la planète est clairement posée, artificialiser 200 ha chaque jour en France ne s’inscrit certainement pas dans une démarche durable. Le mot est pourtant dans toutes les bouches des élus de tous bords. A Vire, on semble vouloir l’appliquer.

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