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Exploitation
Vivre des légumes biologiques en Normandie

En Normandie, les installations en maraîchage biologique se sont multipliées, avec peu de références locales. Quel revenu espérer ? Quelle surface nécessaire ? Quels équipements sont incontournables ? Combien de capitaux réunir pour financer l’installation ? Quel temps de travail prévoir ? Quel circuit de commercialisation utiliser ? Afin de répondre à ces questions, les Chambres d'agriculture du Calvados, de la Manche et de la Seine-Maritime ont réalisé un travail de construction de références, en élaborant 3 cas types représentatifs des principaux systèmes maraîchers et légumiers présents en Normandie.

Les données ont été recueillies auprès de 13 producteurs de légumes biologiques, installés depuis au moins trois ans. Le document “Vivre des légumes biologiques en Normandie” est la synthèse de ce travail. Il est en accès libre sur www.normandie. chambagri.fr/bio.aspIl s’adresse aussi bien au candidat à l'installation, à l’agriculteur en réflexion sur son système biologique déjà en place ou tenté par une conversion, qu’au conseiller à l'installation ou à l’enseignant.


L'essentiel à savoir avant de se lancer

Ce volet commun aux trois systèmes propose des repères fondamentaux et pratiques comme :

- bien préparer son installation : avoir une expérience préalable en maraîchage, être en bonne condition physique, évaluer les débouchés, choisir son terrain, prévoir l’irrigation, construire les tunnels ou les serres ;

- les incontournables de la gestion technique : être vigilant sur les rotations, la fertilisation, le désherbage, la gestion des maladies, des ravageurs, comment allonger les périodes de vente ;

- être en règle avec la législation : respecter le cahier des charges, suivre la réglementation des produits phytosanitaires utilisés en AB, évaluer et prévenir les risques en cas de présence de salariés.


Quelques précautions à prendre avant la culture de légumes

(Extrait de “Vivre des légumes biologiques en Normandie”)

“Ça y est, le terrain est trouvé, vous allez démarrer la culture… quelques précautions préalables s’imposent :- le terrain est en prairie depuis longtemps : les taupins, vers fils de fer, ont proliféré tranquillement. Ils se régaleront des légumes pendant les 5 premières années ! Pour les limiter, retournez la prairie en été, labourez pour “dessécher” les larves de taupins. Passez le canadien plusieurs fois si possible. Cultures à plus haut risque : pommes de terre et salades. Les moins risquées : choux ;- l’environnement de la parcelle (bois, haies, friches…) est à prendre en compte. Les lapins et lièvres, voire chevreuils et sangliers vont se régaler des légumes à peine plantés… Une clôture grillagée est parfois nécessaire”.

Les 3 cas-types bio étudiés

1 - Le maraîchage avec création d'activité en vente directe.

2 - Le maraîchage sur une exploitation d'accueil en élevage biologique.

3 - Les légumes plein champ.Un cas-type est la description d’une exploitation représentative d’une logique de fonctionnement. Ce modèle est construit à partir d’une exploitation dite “pivot”. Ses résultats sont pondérés par ceux des fermes fonctionnant sur un schéma similaire, et par l’expertise des conseillers des Chambres d'agriculture. Pour chaque cas-type, les surfaces, le travail, la commercialisation, les légumes produits, la stratégie de fonctionnement, les investissements et les résultats économiques sont détaillés dans le document (tableaux 1 et 2). De plus, un zoom sur les points de vigilance met l’accent sur les choix à faire pour optimiser son système (ex : produire ou non ses plants, embaucher un salarié, allonger le calendrier de vente…).

Les professionnels impliqués sont convaincus par ce travail de synthèse

“Cela nous permet de situer notre système et de nous poser des questions pour le faire évoluer. Par exemple, embaucher un salarié et mécaniser l’exploitation demande de produire davantage de légumes, mais ça permet de préserver le dos qui est vraiment fragilisé par un travail trop manuel et physique”.“Le temps de travail (cas-type 1 ou 2) est peut-être un peu élevé car en rythme de croisière, une bonne organisation permet de se dégager un peu de temps mais en début d'activité, il est vrai qu'il ne faut pas compter ses heures….”.“L'expérience préalable avant de s'installer est primordiale : elle peut se faire en bio ou conventionnel et doit s'étaler sur toute l'année et pas seulement sur les rythmes scolaires”.

Les Chambres d’agriculture de Normandie présentes sur le salon Tech et Bio les 6 et 7 juin 2012

Le rendez-vous Tech&Bio Grand Ouest, sur l’élevage et les cultures bio à Château-Gontier (53)C’est le salon professionnel organisé par les Chambres d’agriculture des Pays de la Loire, de Bretagne et de Normandie. Au programme : ateliers techniques, conférences, tables rondes, démonstrations. Cultures fourragères et alimentation, structuration des filières, conduite technique et sanitaire de l’élevage, eau et biodiversité. Les conseillers en agriculture bio de Normandie animent les ateliers cultures et prairies.Compter 2 h 30 de trajet au départ de Caen. Entrée gratuite. Possibilité de restauration sur place.

http://www.rdv-tech-n-bio.com/ouest/

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