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Coopération
Volaille : Agrial veille au grain

Maintenir la capacité de production volailles dans les années à venir, telle est la volonté affichée par Agrial.

Les filières volailles label (jeudi à St-Germain-de-Tallevende-14) et volailles standard (vendredi à Moulay-53) d’Agrial tenaient la semaine dernière leur assemblée générale. Le maintien de la capacité de production était au cœur des débats.

Aide à l’investissement : 16 ou 65 e/t de vif sur 5 ans
“A moins de 5 % de constructions neuves ou de grosses rénovations, le potentiel de production baisse”, a soufflé Gilbert Herpe, président de la coopérative AGRIAL. Et ce scénario, pas catastrophe mais qui reste pénalisant pour les outils amont et aval du Groupe coopératif, Agrial n’entend pas le subir sans rien faire. C’est pour cela qu’elle propose une aide à l’investissement en bâtiment de 65 e/t de vif en volaille label et de 16 e/t de vif en volaille standard, le tout sur 5 ans. L’enveloppe budgétaire sera assurée sur fonds propres grâce à une réorientation de la prime d’incorporation des céréales. “Dans les 3 à 4 ans qui viennent, il vaut mieux aider les productions animales que les productions végétales”, a justifié Gilbert Herpe.
Et s’il n’a été dévoilé que cette année pour activation dans les prochaines semaines, ce plan bâtiment existait en fait dans les cartons depuis un certain temps. Pour cause de grippe aviaire cependant, il avait été mis en sommeil.
53 500 m2 en label et 172 000 m2 en standard
Le parc bâtiments volailles d’Agrial n’est cependant plus à la peine. “La baisse en surface est enrayée”, s’est félicité Olivier Foucault, président des volailles label. Elle était de 58 700 m2 en 2002 et se stabilise désormais aux alentours de 53 500 m2. Elle progresse même en volailles standard pour atteindre 172 000 m2 a indiqué Gaston Havard, son président. Explication : l’exercice 2007 a été marqué par l’élargissement du nombre d’adhérents. Ils représentent 43 ateliers pour une surface de 54 000 m2. Majoritairement implantés en Sarthe et en Indre-et-Loire, ils sont spécialisés en production de dindes destinées au groupe LDC et aux établissements Gauthier (41-Choué).  Cet apport de sang neuf ne doit pas occulter une autre réalité : “20 % des aviculteurs vont cesser leur activité dans les 5 ans à venir,”a martelé Gilbert Herpe. Pour d’autres, éleveurs le matin et céréaliers l’après-midi, la tentation d’abandonner certains ateliers face à l’envolée des prix des matières premières au premier rang desquelles les céréales peut se faire menaçante. Agrial a donc réaffirmé sa volonté de maintenir l’efficacité de sa filière volaille en maintenant son poulailler, préservant ainsi son outil industriel. Son président Gilbert Herpe a même élargi son propos à d’autres secteurs comme le lait. “Nous devons reprendre la main sur les outils industriels pour avoir des droits à produire à la sortie des quotas”. Des changements en perspective au sein de la filière lait bas-normande dans les prochains mois ?
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