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Liniculteurs
A vos semoirs

La recette lin pourrait atteindre des records en 2011, alors, liniculteurs : à vos semoirs. Message lancé lors de l’assemblée générale de la société coopérative agricole linière du nord de Caen.

Au cours de l’exercice, 172 000 e ont été investis “pour améliorer nos performances et pérenniser notre outil”, a souligné Henri Pomikal.
Au cours de l’exercice, 172 000 e ont été investis “pour améliorer nos performances et pérenniser notre outil”, a souligné Henri Pomikal.
© TG

"Nous allons redémarrer 2011 sans report 2010. On est sorti de la crise. La recette 2011 pourrait battre des records. Ce serait dommage de ne pas en profiter”. Henri Pomikal, président de la coopérative de Villons-les-Buissons qui tenait le 18 février dernier son assemblée générale, affiche un moral au beau fixe. Les stocks de lin disponible au 30 septembre prochain devraient être au plus bas. Il invite donc ses liniculteurs à emblaver “un max”.

2010 sera moins bon que 2009
On est donc loin de l’ambiance printanière, époque à laquelle les linières étaient bloquées dans leur croissance. A l’heure de la récolte et alors que 70 ha dans le périmètre de la coopérative posaient problème, il a été décidé de “tout arracher. Ça a été du gagnant/gagnant” avec seulement 15 ha perdus. Sur les 1 457 ha de cette récolte 2010, 371 étaient teillés au 31 janvier dernier. Ils affichent un rendement en paille de 6 457 kg/ha (pour une cadence horaire de 1 939 kg) et un
rendement en lins teillés de 1 158 kg/ha (pour une cadence horaire de 348 kg).
Des résultats en retrait bien sûr par rapport à la récolte 2009. Les 1 238 ha emblavés dont 1 236 transformés ont affiché un rendement en paille de 8 767 kg/ha (pour une cadence horaire de 2 088 kg) et un rendement en lins teillés de 2 196 kg/ha (pour une cadence horaire de 523 kg).
Côté recette, la moyenne de la coopérative atteint 2193 e/ha (aides cultures non incluses).
Les dix meilleures grimpent à 2 843 e/ha. Une marge de progrès est encore possible notamment en soignant l’enroulage. Objectifs des dirigeants de la coopérative : faire basculer 17 % des surfaces vers une plus grande cadence de teillage.

172 000 e d’investissement
Une exigence de qualité que la coopérative s’applique également. Au cours de l’exercice, 172 000 e ont été investis “pour améliorer nos performances et pérenniser notre outil”, a souligné Henri Pomikal.
Exigence également au niveau de ses statuts qu’elle vient de toiletter et adopter lors de l’assemblée générale extraordinaire.
Au chapitre des nouveautés, une extension de sa circonscription territoriale. 
Elle couvre désormais les cantons d’Aunay-sur-Odon, Balleroy, Bayeux, Bretteville-sur-Laize, Bourguébus, Cabourg, Caen, Cambremer, Caumont-l’Eventé, Creully, Douvres-la-Délivrande, Dozulé, Evrecy, Isigny-sur-Mer, Mézidon-Canon, Ouistreham, Ryes, Tilly-sur-Seulles, Trévières, Troarn et Villers-Bocage. Une réponse à la demande de certains agriculteurs hors zone historique qui souhaitent rejoindre la coopérative. Cela se traduira-t-il pas plus d’hectares de lin en 2011. Réponse à l’assemblée générale de 2012.

LINFINI désormais sur le net
LINFINI, magasin à l’usine et désormais marque déposée propriété de la coopérative, poursuit sa feuille de route. Après 12 mois d’activité, le chiffre d’affaires réalisé dépasse les espérances initiales. Nouveauté 2001, LINFINI mise désormais sur le net pour doper ses ventes et asseoir un peu plus sa notoriété (www.linfini-normandie.eu). A noter également que dès cette année la fabrication d’une partie de la collection sera relocalisée en Haute et Basse-Normandie. Ne manque plus qu’une filature régionale pour faire du 100 % “made in Normandie”.

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