Aller au contenu principal

Zones vulnérables : le bassin du Lozon épargné

La directive « nitrate » a conduit à une révision des zones vulnérables. La préfecture a partagé la nouvelle carte. Si 242 nouvelles communes ou parties de communes à l’échelle du bassin Seine-Normandie se sont ajoutées, il y en a eu moins que prévu dans la Manche, grâce à un travail conduit par la FDSEA.

LE LOZON - 50
© DR

La 7e campagne de surveillance nitrate a fait naitre une nouvelle carte, diffusée ces dernières semaines par la préfecture de la Manche. Les bassins versants de la Vanne, de la Soulles, de la Terrette et du Lozon ont été proposés au classement. Le dernier a pu être évité permettant à 9 communes d’être retirées de ce classement. Un soulagement pour les exploitants concernés. Il faut repartir à novembre 2020, date à laquelle la FDSEA a émis un avis défavorable à la proposition de la nouvelle carte des communes classées en zone vulnérable. S’est engagé un travail de concertation avec les organisations professionnelles agricoles, de concert avec les JA et la Chambre d’agriculture de la Manche. « Nous avons demandé le retrait des communes proposées dans le projet de classement », indique Jean-Michel Hamel. Et pour cause, le seuil des 18 mg/l en eaux de surface n’était pas dépassé à Rémilly-sur-Lozon. Il est de 17 mg/l.

Des arguments avancés

Différents arguments ont été mis en avant comme le rôle protecteur de la prairie vis-à-vis de la ressource en eau, les effets du changement climatique et l’impact sur l’augmentation des nitrates, l’engagement de la profession à protéger les captages d’eau… La FDSEA de la Manche a ainsi prôné pour un retrait des communes proposées dans le projet de classement initial. Le syndicat aura été entendu en partie puisque les communes du bassin versant du Lozon n’ont pas été retenues.

Des conséquences non négligeables

Pour les communes passant en zone vulnérable, les effets ne sont pas sans conséquences. Bien entendu, les exploitants doivent respecter la quantité d’azote épandue annuellement par hectare, les bâtiments d’élevage doivent être mis aux normes. « Les éleveurs doivent avoir la capacité de stockage des effluents permettant de couvrir la période d’interdiction d’épandage », précise Jean-Michel Hamel. Un plan prévisionnel de fumure et un cahier d’enregistrement des pratiques doivent être établis sur chaque îlot cultural en zone vulnérable. S’ajoutent des analyses de sol, des bandes enherbées de 10 m près des cours d’eau, une couverture des sols à la fin de l’été et à l’automne.

Aider les mises aux normes

La profession espère une aide à la mise aux normes au travers d’une grille d’appréciation spécifique pour les exploitants en zone vulnérable, un retour sur l’évolution des concentrations dans les points de prélèvement afin de mettre en place un calendrier de sortie de zone vulnérable. D’autres points ont été évoqués tels que la situation des exploitants sans successeur et la capacité d’investissements des jeunes installés pour la mise aux normes.

Deux ans pour se mettre aux normes

Les nouvelles communes ou parties de communes entrant dans les zones vulnérables doivent appliquer les programmes d’actions national et régional nitrates en vigueur dans leur intégralité depuis le 1er septembre 2021. Tous les exploitants nouvellement concernés par ce zonage ont un délai de mise aux normes de deux ans, soit jusqu’au 31 août 2023, s’ils se déclarent après de l’administration (DDT-M) avant le 30 juin 2022.

 

 

L’arrêté est consultable sur le site internet de la DRIEAT (Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, de l’aménagement et des transports) Ile-de-France : http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/ designation-et-delimitation-des-zones-vulnerables-r1847.html
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité