Aller au contenu principal

Enquête
Zoom sur les frais vétérinaires en élevages allaitants

48 € par UGB et par an, c’est le coût moyen de frais vétérinaires, selon une enquête réalisée en 2010, sur les exploitations bovins viande des réseaux d’élevage. Ces frais qui varient de 32 à 60 €/UGB, dépendent principalement du système d’élevage, des stratégies de vaccinations, de la gestion parasitaire et de la race du troupeau.

L’enquête annuelle des Réseaux d’élevages, réalisée en 2010 et publiée en octobre a permis d’identifier 4 facteurs constitutifs et explicatifs des frais vétérinaires dans les élevages bovins allaitants. Ces facteurs ne sont pas hiérarchisables.



Les composantes des frais vétérinaires par type de système d’élevage sont relativement proches

Seuls les systèmes en agriculture biologique se distinguent, autant sur la répartition des postes, que sur les frais totaux. Les éleveurs en agriculture biologique ont un profil très différent des éleveurs conventionnels. Leurs frais vétérinaires sont en moyenne de 25 €/UGB contre 48 €/UGB pour les autres systèmes. Ils portent une attention toute particulière à la prévention et au suivi (parasitaires, visites) et ont très peu de frais liés au curatif ou à la vaccination (graphique 1).


L’effet race est principalement lié aux difficultés de vêlage

Les éleveurs de race Charolaise et Blonde d’Aquitaine, qui représentent près de 70 % de l’effectif enquêté, ont des niveaux de frais vétérinaires plus élevés de 30 % par rapport aux autres races. Les difficultés de vêlage (taux de vêlage difficile, respectivement de 9 et 7 %, contre 1 à 3 % pour les autres races) et une fréquence de maladies liées à la reproduction plus élevée, expliquent les différences de niveau de charge observé (graphique 2).

La vaccination est avant tout un moyen pour maintenir les performances du troupeau

Systématique chez 67 % des éleveurs enquêtés, elle se pratique essentiellement en raison de problèmes passés (85 % des exploitations) et/ou pour des raisons préventives (82 % des exploitations). La vaccination est également pour ces éleveurs un moyen de diminuer la charge de travail liée au suivi des veaux malades. La vaccination systématique est plus fréquente dans les troupeaux de plus de 100 vaches (tableau 1).

La gestion du parasitisme : des pratiques systématiques déconnectées des risques

83 % des éleveurs enquêtés gèrent le parasitisme de l’élevage par un traitement systématique. Les parasites alors ciblés sont principalement les strongles gastro-intestinaux et la douve. Seuls 10 % des éleveurs enquêtés ne traitent qu’en cas de problèmes avérés. 82 % de ces éleveurs font pratiquer des recherches de parasites, suivent l’état des animaux et surveillent leurs comportements. Le coût des traitements antiparasitaires peut varier du simple au double selon les stratégies adoptées.


Les conduites en vêlages de plein air sont parmi les plus économes

La faible fréquence de maladies respiratoires et la faible utilisation de la vaccination, situent ce groupe parmi les plus économes (36 €/UGB) avec les élevages en agriculture biologique (25 €/UGB). Les interventions systématiques et groupées sont moins nombreuses en raison des difficultés de contentions et de la taille des troupeaux (76 vaches en moyenne). Par contre, la gestion du parasitisme est prioritaire. Dans 76 % des cas, le traitement anti parasitaire est systématique et reconduit à l’identique tous les ans, alors que seuls 33 % des exploitants interrogés déclarent avoir des niveaux d’infestation fréquents.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
Publicité