Aller au contenu principal

Boucher : « je travaille ce qui est beau et bon »

Jacques Bellery, boucher installé sur la commune de Mathieu, aux portes de Caen, se déplace au festival de la viande à la fois pour participer au concours de l’Entrecôte d’or mais aussi pour faire son marché d’animaux d’exception. Il repart avec quatre à cinq animaux dont le premier prix bien souvent.

© SB

llll ­­­­Dans la boutique de Jacques Bellery, boucher depuis 25 ans à Mathieu, dans la région de Caen, les plaques et les photos fleurissent sur les murs. Elles sont le reflet des achats du boucher sur les concours. « C’est là que j’achète les animaux, en général le premier prix », précise le professionnel. Et à Torigny-les-Villes, il y trouvera les bêtes pour Noël. « Le but est d’offrir un produit de qualité au client tout en assurant une plus-value à l’éleveur », poursuit-il.
Son œil se porte surtout sur des races à viande, des bêtes de 3 ans, 3 ans et demi, autour de 6 à 700 kg. De quoi faire de bons morceaux. Et quand ces bêtes arrivent à Mathieu, elles sont accompagnées de toutes leurs plaques. « C’est leur passeport », sourit le boucher.

Le choix de la qualité
Installé aux portes de Caen, il veut se démarquer pour que sa clientèle choisisse la qualité. « A la fois, on valorise une matière première, le travail de l’éleveur, le conseil des vétérinaires, et notre savoir-faire », assure Jacques Bellery, passionné par son métier. Avoir des bêtes de concours sur ses étals, c’est comme une évidence. C’est en quelque sorte la vitrine de la qualité, du prestige et du savoir-faire français. « A l’œil nu, on voit le grain de viande, l’état d’engraissement… On voit le temps que l’éleveur a passé à s’en occuper », explique-t-il.

Déjà primé à l’Entrecôte d’or
Au-delà de faire son marché, Jacques Bellery va participer au concours
de l’Entrecôte d’or, destiné aux bouchers.
Il sait quelle pièce il mettra, une entrecôte issue d’une Parthenaise. Et il compte bien tirer son épingle du jeu. Il s’est déjà démarqué à trois reprises dont en 2015 et 2016. « L’année dernière, j’avais fait el choix de mettre de la Normande. L’occasion d’en faire la promotion. Mais je savais que je ne pouvais pas devancer les races à viande dans ce concours d’animaux », précise-t-il. Cette année, le choix est différent. Ce sera aux juges de goûter.

Confiance dans la qualité
Si Jacques Bellery est un fidèle de ce rendez-vous, c’est qu’il trouve l’idée ingénieuse. « C’est un festival intelligent qui permet de valoriser les boucheries, et le travail des éleveurs. Nous sommes tous des gens respectueux de la viande. Ce n’est pas parce qu’une minorité dénigre la viande que c’est le cas de tout le monde. En choisissant la qualité, ma clientèle me fait confiance. Et de mon côté, je peux mettre en valeur le travail des éleveurs », témoigne-t-il. Alors, face aux images difficiles qui circulent, bien entendu, elles lui « font mal au cœur », lui qui met un point d’honneur à travailler « ce qui est beau et bon », complète-t-il. « Un animal qu’on maltraite, qui souffre, ne donne pas de la bonne viande », conclut-il.
Rendez-vous Le 17 novembre à
Torigny.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
"Parsème est l'exemple même de projet qui participe à montrer que nos campagnes œuvrent au dynamisme et à l'innovation", déclare Philippe Blaise, maire de Lingèvres, saluant "le parcours entrepreneurial de Victoria".
Les curieux se pressent à l'inauguration de Parsème en Normandie
Installée à Lingèvres, Victoria Briend a présenté son projet d'ampleur : Parsème. Jeudi 28 mai 2026, elle a convié…
Publicité