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Pour les pêcheurs normands
Brexit : une issue transitoire mais positive pour la pêche dans les eaux de Jersey

Tous les pêcheurs, détenteurs du permis d’accès Baie de Granville, ont finalement accès provisoirement aux eaux de Jersey : le Comité régional des pêches de Normandie souhaite qu’un système pérenne s’instaure. Le travail se poursuit pour qu’une liste soit transmise d’ici avril.

BREXIT pêche
Seuls 57 navires avaient le droit de pêcher dans les eaux anglo-normandes. Les discussions avec Jersey devraient permettre de revoir la copie, et ce de manière plus pérenne.
© DR

Il y a deux semaines, à la suite du Brexit, Jersey annonçait la fermeture de ses eaux aux pêcheurs normands pendant la période transitoire. Alors, seuls 57 navires français sur 344 avaient le droit d’y pénétrer. Un choc pour l’ensemble des pêcheurs. Le 27 janvier 2021, Jersey annonce s’être engagé avec la commission européenne pour revenir à un accès provisoire dans les eaux de Jersey jusqu’à fin avril pour tous les détenteurs du permis Baie de Granville. « C’est une première étape et beaucoup de travail reste à effectuer pour permettre à l’ensemble des titulaires du permis d’accès Baie de Granville de continuer à pêcher dans les eaux de Jersey malgré la suppression du Traité de la Baie de Granville, et ce, après le 30 avril prochain », note le comité régional des pêches de Normandie. « Le gros du travail commence maintenant, afin d’instaurer un système d’accès durable ». Une position partagée par les parlementaires mobilisés sur le sujet. « Cette première étape franchie constitue une vraie satisfaction, obtenue après des actions professionnelles et politiques concertées, et qui doit ouvrir des négociations constructives pour des autorisations de pêche durables », souligne le député Bertrand Sorre, qui avait accueilli la ministre de la Mer en janvier dernier à Granville.   

Retrouver le dialogue

Les péripéties des dernières semaines « nous amènent à réaffirmer notre souhait que la France obtienne délégation de Bruxelles, et Jersey de Londres, pour retrouver un dialogue plus direct et plus réactif, en favorisant l’association des organisations professionnelles. Ces aléas ont retardé d’un mois les discussions sur le fond d’un nouveau système que nous souhaitons boucler pour fin mars », note le comité régional.

Un système durable

La mise en place d’un système durable est ainsi demandée par les pêcheurs. Et une vigilance sur la préservation de la ressource est préconisée pour que les efforts consentis depuis de nombreuses années ne soient pas réduits à néant. « Nous sommes d’ailleurs prêts à continuer de travailler avec les équipes et professionnels de Jersey », consent le comité régional des pêches. « Nous proposons donc que le futur traité s’appuie sur les réglementations en vigueur en 2020. Les bouleversements actuels ne doivent pas être aussi prétexte à modifier les équilibres régionaux en eaux françaises ou à modifier les régimes administratifs de compétences en mer », conclut le comité.

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