Aller au contenu principal

L’interview de Karine Proux, directrice adjointe de la cohésion sociale et de la protection des populations
Contre la tuberculose, « nous renforçons le contrôle de la faune sauvage »

Fin novembre, une partie de la zone de prophylaxie renforcée pour la tuberculose bovine est passée en niveau 3 de surveillance de la faune sauvage. Deux zones, avec leurs consignes, sont définies.

RAGONDIN, CONTROLE FAUNE SAUVAGE
© TG

>> Que s’est-il passé pour que le plan Sylvatub de surveillance de la faune sauvage soit relevé au niveau 3 ?
Un blaireau, prélevé au Mesnil-Hubert-sur-Orne, est revenu positif à la tuberculose bovine. C’est le premier cas dans l’Orne, sur 114 prélèvements opérés depuis 2017. Nous avons fait cette découverte le 20 octobre. Le plan Sylvatub passe en niveau 3. Cela signifie que nous renforçons le contrôle de la faune sauvage. Nous avons défini une zone dite à risque de dix kilomètres autour du lieu où a été retrouvé le blaireau. Elle comprend une zone dite infectée de deux kilomètres et une zone tampon, de deux à dix kilomètres.

>> Quelle surveillance appliquez-vous pour les blaireaux ?
Des lieutenants de louveterie et des piégeurs agréés vont prélever tous les blaireaux dans la zone des deux kilomètres pour éviter les risques de contaminations retour vers les bovins. Les blaireaux vont être analysés par Labéo. Les chiens ne sont pas autorisés pour les piéger dans cette zone, contrairement à la zone tampon où une partie des blaireaux pourra être prélevée par déterrage. Le référent national pour la tuberculose bovine nous a donné pour consigne de prélever au moins 44 blaireaux. Tous les animaux morts trouvés en bord de route sont, en parallèle, testés dans la zone à risque.

>> Quid des sangliers et des cervidés ?
Concernant les sangliers, le référent national nous demande un sondage de 100 sangliers dans la zone à risque, établi sur la base des tableaux de chasse des années antérieures. Pour les cervidés, nous n’avons pas de chiffres. En revanche, les élevages de sangliers et de cervidés n’ont pas le droit de faire entrer ni sortir les animaux dans la zone infectée. Dans la zone tampon, les sorties de sangliers et de cervidés à partir d’élevages sont autorisées sous réserve de test indemne à la tuberculose bovine, dans les trente jours avant le mouvement. Les chasseurs ont pour consignes, à l’éviscération, de : mettre des gants ; ne pas donner les viscères aux chiens, ni de les laisser traîner dans la nature mais de les mettre à l’équarrissage.

>> Quels conseils donnez-vous aux éleveurs de la zone dite à risque ?
De prendre des mesures de biosécurité renforcées pour limiter tout contact entre le cheptel et la faune sauvage : une, voire une double clôture ; placer l’abreuvement et l’alimentation à 70 cm du sol et éloigner les auges de la lisière du bois ; nettoyer et désinfecter régulièrement ; protéger les tas de fumier. Deux arrêtés vont être pris, qui préciseront les consignes et les zones concernées. Dont un spécifiquement sur le piégeage et le déterrage des blaireaux. L’arrêté définissant les zones va passer en Comité départemental de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) et au Comité régional d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cropsav). Celui portant sur le piégeage et le déterrage des blaireaux sera soumis au public pendant vingt et un jours. On espère une mise en application en février 2021.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Silphie culture
Des éleveurs séduits par la silphie testent la nouvelle culture
La silphie est une culture pérenne, implantée pour une quinzaine d’années. La plante est utilisée dans les Vosges surtout pour la…
Léonie Angot-Hastain, maire de Saint-Manvieu-Norrey, 3e sur la liste calvadosienne ; Frédéric Moreau, exploitant à Mouen ; Stéphanie Yon-Courtin (ex-LR), tête de liste LREM dans le Calvados avec Laurent Bonnaterre ; David Hastain, agriculteur à Saint-Manvieu-Norrey ; Sébastien Binet, agriculteur maire de Versainville, 8e sur la liste calvadosienne.
Dans le Calvados, la candidate LREM ne veut pas opposer les sujets
La députée européenne, ancienne maire de Saint-Contest et colistière de Laurent Bonnaterre aux élections régionales, Stéphanie…
SERVICE REMPLACEMENT 61
Les agents de remplacement de l’Orne à l’honneur
La fédération départementale des services de remplacement de l’Orne a organisé, pour la 3e  année consécutive, une journée dédiée…
SIP DEMONSTRATION FAUCHEUSE
VIDEO. La plus large faucheuse du monde en démonstration en Normandie
La Silvercut Disc 1500 T (de marque SIP) est la faucheuse la plus large au monde avec 15 mètres de travail. Il en existe une…
VIDEO. Des silos en préfa modulables, à monter soi-même
Mickaël Féret est à la tête d’une société ornaise de fabrique d’éléments en bétons destinés, notamment, au stockage agricole. De…
PANNEAUX ELECTIONS
Régionales : les têtes de listes ont passé leur oral agricole
FRSEA, JA et Chambre régionale d’agriculture de Normandie ont, lundi dernier, invité les têtes de listes aux régionales (ou leur…
Publicité