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Filière bovine
Copelveau conserve une activité soutenue

La coopérative Copelveau a réussi à maintenir une activité dynamique en 2020 malgré la crise sanitaire. Le point de vigilance reste la commercialisation des jeunes bovins. Une aide a été apportée aux éleveurs. Et la coopérative mise sur le développement de filières pour amener de la valeur aux éleveurs.

L’assemblée générale de la coopérative Copelveau a eu lieu à huis clos en raison des conditions sanitaires.
L’assemblée générale de la coopérative Copelveau a eu lieu à huis clos en raison des conditions sanitaires.
© SB

42 159 animaux commercialisés en 2020 soit 810 bovins par semaine. Un chiffre d’affaires de 42 millions d’euros. Voilà ce qui caractérise l’activité pour l’année 2020 de Copelveau, coopérative basée à Gavray. « L’activité est restée dynamique en 2020 avec une hausse de 2 % », précise le président Philippe Dolley. Pour autant le chiffre d’affaires global enregistre une baisse de 1 %. « Malgré l’augmentation du volume, la baisse du chiffre d’affaires se justifie par le recul de l’activité Jeunes bovins (JB) dont le montant par animal est le plus élevé de toutes les catégories », complète-il.

200 000 € reversés aux engraisseurs par Copelveau


Si la production au niveau national fond en jeunes broutards, la coopérative manchoise limite la baisse à 6 %, enregistrant une commercialisation de 222 animaux par semaine. La perte de 25 centimes par rapport à l’année 2019 justifie la dégradation du marché provoquée par la diminution des exportations. Alors, pour les éleveurs de jeunes bovins de race à viande, Copelveau a opté pour la mise en place d’un prix plancher de 3,95 €/kg de carcasse pour les engraisseurs en contrat et 3,85 € pour les engraisseurs en prix de marché. « Ce sont près de 200 000 € qui ont été distribués à ces engraisseurs », souligne Philippe Dolley.

Une zone d'activité de Copelveau est marquée par une forte dominance laitière


L’activité de la coopérative est marquée également par une augmentation de la commercialisation des vaches de réforme laitières (182 vaches par semaine soit + 7 %) et de veaux de plus de 14 jours (163 veaux par semaine soit + 8 %). « La zone d’activité de Copelveau à forte dominance laitière, se confirme dans les chiffres puisque plus de 80 % des vaches de réforme abattues sont des vaches laitières et principalement des Prim’Holstein », souligne le directeur.

Développement des filières : Angus, viande bio, FQRN


Copelveau, toujours à la recherche pour diversifier les différentes filières, a mis en place une filière Angus. « Une race qui correspond à notre région, valorisant l’herbe de nos pâturages », précise le président. Cette filière qui se structure progressivement a permis l’année dernière de comptabiliser 649 mâles Angus de 6-8 mois dans les pâtures pendant 6 mois environ et 438 mâles ont été mis en affinage. Il a été abattu 164 jeunes bovins Angus de 417 kg de carcasse et de conformation pour 70 % R= R+ valorisés à 5 €. « Cette filière est contractualisée à partir de vaches allaitantes, avec un prix garanti du broutard sur sept ans. Tout cela dans le respect de la loi Egalim », insiste Philippe Dolley. La production de viande bovine bio a également sa filière de commercialisation au sein de la coopérative. Cette dernière est également engagée dans la filière FQRN (filière qualité race Normande) qui connait une baisse. Elle perd 7 % en raison d’une demande moins importante de Carrefour et une baisse de 20 centimes d’euros du kg de carcasse.

Défendre un revenu décent pour les éleveurs


Face à cette année 2020 marquée par la crise sanitaire, la coopérative veut rester optimiste du fait de la situation géographique au sein d’une région d’élevage à dominance laitière, une production fourragère abondante. Pour autant, le président « invite tous les éleveurs de notre secteur à bien prendre conscience qu’une organisation de producteurs se défend et se préserve. » Et il espère que « éleveurs, abatteurs, distributeurs, restons unis pour défendre un revenu décent aux producteurs et un emploi pour nos familles », conclut-il. Le message est passé.

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