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Copelveau : une activité en recul de 10 %

Avec 41 300 bovins commercialisés au cours de l’année 2019, l’activité de la coopérative Copelveau subit un recul de l’ordre de 10 %. Elle revient à son niveau de 2015. Maillon de la filière bovine, Copelveau veut continuer à travailler pour ses adhérents en toute transparence.

COPELVEAU
Vincent Desmottes, directeur et Philippe Dolley, président de Copelveau, veulent rester positifs et combatifs face à un marché tendu.
© DR

« Le cap est maintenu » affirme Philippe Dolley, président de la coopérative Copelveau face aux adhérents. Certes, l’activité est en baisse de 10 % par rapport à l’année précédente. Mais pas question d’abandonner son « rôle d’organisation de producteurs » en respectant les règles de la coopération.  « L’objectif étant d’orienter les animaux à l’endroit où ils seront les mieux rémunérés », poursuit-il.
Avec une moyenne de 795 animaux commercialisés chaque semaine, l’activité reste non négligeable. « Même si nous n’avons pas le pouvoir de fixer les prix aux producteurs, nous pouvons les défendre », ajoute-t-il. Jusqu’à « rétablir de la valeur ajoutée dans nos élevages. Il y a urgence », assure Philippe Dolley, en faisant référence à la loi Egalim. « L’enjeu est de conserver la diversité de la production française capable de couvrir toutes les gammes de produits », poursuit-il.

La contractualisation : une priorité

Copelveau s’attache également à trouver de nouvelles filières et des solutions permettant aux éleveurs de produire de la viande au travers de schémas contractuels, sécurisés. « A Copelveau, la contractualisation reste une priorité puisque 1 jeune bovin sur 3 est en contrat », note le directeur, Vincent Desmottes. Le nombre d’animaux commercialisé en filière, 602, progresse de 7 % dû principalement à la filière bio (+33 %), et à de nouvelles filières comme l’Angus.  
Reste que la crise sanitaire ne facilite pas les débouchés. « La consommation de viande bovine risque de baisser. Depuis la Covid-19, l’évolution se concrétise par une consommation importante de steaks hachés qui gagne des parts de marché au détriment des viandes grillées (filet, faux filet…) », explique le directeur. Et c’est la production jeunes bovins (JB) qui est le plus touchée, trop dépendante de l’exportation. Alors, au premier confinement, Copelveau a pris la décision, face à un marché dérégulé sur le jeune bovin, d’amortir la perte en prenant en charge 50 % de la baisse du prix (entre un prix plancher arrêté par la coopérative et le prix de marché). « Copelveau a tout son rôle dans cette organisation. Copelveau se veut une coopérative au service de ses adhérents et non l’inverse », martèle Philippe Dolley.

La région, un atout

Toujours dans un esprit optimiste et combatif, le président comme le directeur se disent « confiants » notamment parce que la région présente des atouts, une région d’élevage où la production laitière prédomine et qui se spécialise de plus en plus. « Notre région est enviée de par cette production fourragère abondante qui permet aux éleveurs d’améliorer leur autonomie alimentaire d’année en année et par conséquent, leur coût de production », concluent-ils.

En chiffres
En 10 ans, l’activité a augmenté de 12 %, passant ainsi de 36 895 bovins commercialisés à 41 316 en 2019. Ce sont 795 bovins commercialisés chaque semaine. Engendrant pour l’année dernière un chiffre d’affaires de 43 millions d’euros.
Veaux. Près de 8 000 ont été collectés, dont 58 % en race Prim’Holstein. C’est un recul de près de 1 000 veaux.
Viande. Avec 466 bovins abattus par semaine, l’activité chute de 8 %. 
Maigre. Une baisse de 15 % par rapport à l’année précédente, correspondant à une commercialisation de 175 animaux par semaine. C’est en raison du recul des broutards qui représentent à eux seuls, 80 % du secteur.
Complément de prix. Pour l’année 2019, la coopérative va reverser sous forme de complément de prix 278 628 euros aux éleveurs qui ont fait le choix d’être en appui technique.

 

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