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Des engagements en cours depuis plusieurs années

Ça bouge du côté de l’approvisionnement local de la restauration collective !

Approvisionner la restauration collective : des actions de plus en plus concrètes !
Approvisionner la restauration collective : des actions de plus en plus concrètes !
© IRQUA

Depuis 2012, les acteurs des territoires normands se sont engagés, chacun à leur vitesse, autour d’un objectif commun : développer l’approvisionnement local en restauration collective :- les Conseils régionaux de Basse et Haute-Normandie pour les lycées ;- les Conseils départementaux pour leurs collèges respectifs et au-delà avec la mise en place des plateformes virtuelles “Agrilocal” ;- certains pays (ex : Pays du Bessin au Virois, Pays du Cotentin…) ;- certaines communautés de communes et communes (ex. : Communauté urbaine d’Alençon, ville de Rouen…).Le monde agricole s’approprie petit à petit les contraintes et les leviers pour répondre à une partie des besoins de ce débouché. Quelques problématiques restent néanmoins toujours d’actualité, notamment la prise en compte des logiques économiques et logistiques des producteurs pour honorer les commandes. Pour cela, les actions mises en place toute cette année 2015 et celles qui le seront en 2016 ont toutes vocation à massifier les commandes et donc, par conséquent, les flux et leur optimisation. Tour d’horizon des actions qui œuvrent dans ce sens en Normandie…

2015, passage à la vitesse supérieure

Le moyen pour massifier les commandes passe inévitablement par l’évolution progressive de commandes ponctuelles vers des commandes régulières voir planifiées avec des volumes identifiés à l’année. Pour cela, le déploiement des premières plateformes Agrilocal en 2014 sur la Manche et le Calvados a été complété en 2015 par l’arrivée des plateformes sur l’Orne et la Seine-Maritime. Pour plus de cohérence territoriale, les plateformes normandes ont été les premières au niveau national à “décloisonner leurs frontières” : des commandes passées dans la Manche peuvent dorénavant être accessibles à des producteurs des départements limitrophes. Au-delà du déploiement, de plus en plus de collectivités “jouent le jeu” de passer commande via cet outil et des commandes de plus en plus volumineuses sont enregistrées. L’ouverture de la plateforme à des sociétés de restauration collective du territoire explique en partie ces résultats. Ces structures qui réalisent un nombre important de repas par jour doivent respecter le cahier des charges des collectivités pour lesquelles elles travaillent, qui leur imposent un minimum d’approvisionnements en produits issus de circuits courts. L’augmentation du seuil des marchés publics en octobre dernier (passage de 15 000 à 25 000 €), permettant l’achat de fournitures alimentaires hors procédure formalisée a peut-être permis d’ouvrir plus de possibilités aux acheteurs publics de commander auprès de fournisseurs inscrits sur Agrilocal.Agrilocal prenait en compte, jusqu’alors, uniquement des commandes ponctuelles. Début 2016, une évolution de l’outil sera testée dans le département de la Manche pour permettre la mise en place de commandes annuelles permettant aux producteurs de :- pérenniser les relations créées avec des cuisiniers et gestionnaires ;- planifier leur activité ;- d’avoir une lisibilité économique et un débouché assuré pour une année minimum.Aujourd’hui, les produits les plus fréquemment recherchés et les plus faciles à intégrer sont les produits laitiers et les légumes. Plusieurs de ces commandes n’aboutissent pas, faute d’un manque de producteurs inscrits sur ces filières. Connaissant le potentiel de production de notre territoire, ce marché peut être un débouché intéressant pour les producteurs de légumes, en agriculture conventionnelle ou biologique, qui pratiquent la vente en circuits courts.

Des marchés publics accessibles aux producteurs locaux

Au-delà d’Agrilocal, en Basse-Normandie, un travail multipartenarial a été mené durant toute cette année pour permettre aux restaurants collectifs publics d’identifier les clés d’un marché public ouvert aux réponses des producteurs et artisans de nos territoires. Le Conseil régional, les Conseils départementaux, les Chambres d’agriculture de Basse-Normandie, l’IRQUA Normandie, la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Manche ainsi qu’Inter Bio Normandie ont travaillé ensemble sur les éléments juridiques et techniques nécessaires à la rédaction de marchés publics de fournitures alimentaires pour ne pas écarter la réponse des producteurs, artisans et industries agroalimentaires locaux. En se basant sur une famille de 7 produits, ce travail a abouti à la création d’un guide méthodologique et de documents types sur les marchés publics pour le fonctionnement d’un restaurant collectif public. Ces documents sont disponibles sur demande. Les premiers marchés prenant en compte ces recommandations commencent à apparaître. Quelques ajustements seront à apporter en 2016 pour rendre ces outils encore plus efficaces et proposer un accompagnement adapté à chaque acheteur public et à son environnement. En Seine-Maritime, un collectif de producteurs s’est regroupé sous une même association “Local et Facile” permettant de ne rédiger qu’une seule réponse à un marché public pouvant concerner les produits de plusieurs producteurs. Les adhérents à la SCIC Interbio Normandie Services ont un fonctionnement similaire. Pour les producteurs qui ne sont pas regroupés, reste, en 2016, à mieux les accompagner s’ils souhaitent répondre individuellement à un ou plusieurs lots de marché public.Lorsque l’approvisionnement local en restauration collective ne sera plus un approvisionnement “en marge” mais bel et bien un fonctionnement habituel, les flux, une fois identifiés, pourront être optimisés au niveau du monde agricole, de manière individuelle ou collective.

En savoir +

Vous êtes intéressé, en tant qu’agriculteur pour approvisionner la restauration collective ou en tant qu’élu local pour vous approvisionner auprès de fournisseurs locaux ? Contactez votre conseiller Chambre d’agriculture :

- Calvados : Frédérique Salmon - 02 31 70 25 25 - f.salmon@calvados.chambagri.fr - www.agrilocal14.fr

- Manche : Anne Manach - 02 33 06 49 92 - amanach@manche.chambagri.fr - www.agrilocal50.fr

- Orne : Paul Rose - 02 33 31 49 85 - paul.rose@orne.chambagri.fr - www.agrilocal61.fr

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