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Manche
Deux robots pour 80 laitières

Gain et optimisation de leur temps de travail, Stéphane et Thibault Hélaine ne regrettent pas leur investissement financier. Ils ont présenté leurs données lors de l’AG Prim’Holstein.

Thibault et Stéphane Hélaine : “nous ne regrettons pas le choix des robots de traite”. (ec)
Thibault et Stéphane Hélaine : “nous ne regrettons pas le choix des robots de traite”. (ec)
© EC

80 éleveurs n’ont pas hésité à se déplacer, la semaine dernière, à l’EARL Hélaine (Marigny) pour l’assemblée générale du secteur “Centre” de Prim’Holstein 50. L’occasion de visiter une structure qui a su adapter et faire évoluer son atelier laitier au fil des années.

Maîtrise des charges
Réunir les sections dans chaque région, outre la découverte de l’outil d’un voisin, c’est aussi échanger et garder un œil critique sur la filière laitière. Une filière, tous les producteurs sont d’accord, qui tient la route depuis peu grâce à des prix rémunérateurs. Reste cependant à maîtriser au mieux les charges, dont les coûts de production. A l'EARL Hélaine, on joue la carte du robot de traite. Plus exactement des deux robots Lely A2 reconditionnés par Manche Traite Système (Sainteny).
En EARL depuis près de quatre ans, l’élevage Hélaine (80 VL avec des allaitantes et taurillons) a donc acquis des robots qui lui donnent toute satisfaction. Les deux frères, Stéphane et Thibault, expliquent les raisons de ce choix, “Avec 80 laitières, il fallait obligatoirement deux engins. Acheter du matériel neuf revenait à trop cher. Les deux A2 d’occasion nous ont coûté le prix d’un seul”. Exit donc l’ancienne salle de traite 2 x 5. “Nous avons gagné du temps, mais la surveillance du troupeau est constante”. Les animaux, eux, ont su parfaitement s’adapter. Côté sanitaire, “une petite flambée de cellules au départ et puis retour à la normale”.

Ration
Autre point fort de l’EARL, la fabrication d’aliments à la carte par Agridemeter. “Nous fournissons les céréales, ils redonnent un aliment spécifique pour les génisses, les taurillons et VL”. La ration semi-complète est équilibrée à 27 kg à l’auge pour les laitières : 13 kg maïs MS, 4,5 kg ensilage d’herbe, 3,2 kg soja-colza (60/40), 2,8 VL fermière, 200 g de bicarbonate et 400 g de minéraux. “En début de lactation, on leur donne du propylène glycol (250 g) pendant 50 jours. L’été, 10 ha (145 ha de SAU) sont réservés aux laitières. D’avril à octobre, les vaches ne sortent pas la nuit”. Pour les taries, les animaux ne vont pas à la pâture mais elles ont une parcelle de 2 000 m2. La ration se base sur 70 % de foin avancé, 30 % de maïs, 1kg de soja-colza, 200 g CMV tarie et 80 grammes de chlorure de magnésium.
Dernier point, non des moindres sur le renouvellement du cheptel, avant son installation Stéphane Hélaine était inséminateur. Il insémine donc son troupeau. La stratégie d’accouplement est réalisée en partenariat avec Amélis ; les éleveurs utilisent aussi les services de Prim’Holstein France. Lors de la dernière campagne, 34 taureaux ont été choisis, dont 7 réalisant 50 % des IAP. Parmi les cinq souches les plus utilisées : “Bluesky”, “Kampman”, “Arthus”, “Man O Man” et “Boulton”. 16 % des taureaux utilisés sont issus de la génomique.

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