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Jeux olympiques de Tokyo
Eric Delaunay vise l’or aux JO en skeet

Eric Delaunay s’envole pour les JO de Tokyo. A quelques jours de la compétition, les 25 et 26 juillet 2021, il se raccroche à ses racines manchoises et normandes pour emmener avec lui toute l’effervescence qui s’est créée autour de sa participation en skeet. Le monde agricole n’en est pas étranger.

Eric Delaunay s’entraine au stand de tir de son club à Bréville-sur-Mer (Manche) en vue de sa participation aux Jeux olympiques les 25 et 26 juillet à Tokyo.
Eric Delaunay s’entraine au stand de tir de son club à Bréville-sur-Mer (Manche) en vue de sa participation aux Jeux olympiques les 25 et 26 juillet à Tokyo.
© SB

Ils sont 6 athlètes de la Team Normandie à avoir décroché le Graal : une qualification pour les JO de Tokyo. C’est le cas pour Eric Delaunay, ce sportif manchois qui pratique le tir dans la discipline du skeet olympique, aussi appelé ball-trap. Une discipline qu’il affectionne depuis son plus jeune âge, et qu’il pratique au sein de son club de Bréville-sur-Mer (Manche). Son palmarès est d’ores et déjà bien rempli. Mais à 33 ans, Eric Delaunay compte bien monter sur la plus haute marche du podium à Tokyo. Après avoir fini 7e à Rio en 2016, il part au Japon pour gagner. C’est l’état d’esprit de ce double champion du monde par équipe entre autres.

Fier d’être Manchois, d’être Normand

A quelques jours de la compétition, c’est sur ses terres normandes que le tireur continue de s’entraîner et se concentrer. « Je suis ancré à mon territoire, que ce soit à la Normandie, à la Manche, à Granville Terre et Mer. Ici, c’est chez moi. Sinon, je ne porterai pas fièrement le drapeau normand et le soutien de la Manche. Je suis fier du territoire. Je suis un pur produit normand », affirme haut et fort celui qui est un véritable ambassadeur. « Dès que j’en ai l’occasion, je mets le territoire en valeur. Je n’irai jamais ailleurs », admet-il.  

Une effervescence

Cet attachement au territoire se traduit par la mise en place d’un vrai réseau, la Team Delaunay.  « Mes parents ont été commerçants à
Saint-Lô. Alors on a créé tout un réseau composé aujourd’hui de 130 commerçants, artisans, producteurs… On ne s’attendait pas à une telle effervescence derrière ma participation aux JO. C’est unique en France d’avoir autant de soutiens derrière un athlète »,
se réjouit-il. Et cette Team lui permet de boucler son budget, lui qui a perdu quelques sponsors en raison de la crise sanitaire. « Je fais un sport qui coûte très cher. Il faut 40 000 € par an notamment pour acheter les consommables (cartouches et plateaux). C’est 75 % de mon budget. Ce qui me permet de continuer à m’entraîner dans les meilleures conditions », concède-t-il. Alors, évidemment, il emmène avec lui toute cette dynamique créée localement jusqu’à Tokyo. Au-delà de l’aspect financier, ces soutiens lui « donnent des ailes, de l’énergie pour la compétition », confie celui qui gardera en tête tous les sourires rencontrés ces derniers mois.

Attaché au monde agricole

Parmi les sponsors, se trouvent la famille Viard de la ferme du Bourg Groux à Moyon, mais aussi les chasseurs ou les agriculteurs. A l’image de Jean-Michel Hamel, aujourd’hui, président de la FDSEA de la Manche. Eric Delaunay participe à la régulation des étourneaux. Des séances de tir qui font office de séances d’entrainement pour cet athlète, attaché au monde agricole. « Les agriculteurs sont ancrés encore plus au territoire. Mes grands-parents paternels étaient agriculteurs. Je suis issu de la ruralité. Mes parents ont toujours favorisé les produits en circuit court et je continue de le faire. Jean-Michel Hamel me fournit en viande. Je me régale avec les produits de la ferme du Bourg Groux. J’ai été testeur notamment d’un fromage blanc à la rhubarbe, coco ou fruits rouges avant qu’il ne soit commercialisé. C’est exceptionnellement bon », indique-t-il.

Un fan d’entrecôte

Jean-Michel Hamel se réjouit du parcours de l’athlète. Il croise les doigts pour les prochaines compétitions, prêt à l’accueillir au retour en vainqueur. C’est toute la profession agricole qui est derrière Eric Delaunay. D’ailleurs, ce dernier ne boude pas la viande. Au contraire. « Je suis fan de l’entrecôte », confie-t-il en faisant référence au Festival de la viande à Torigny-les-Villes. Lié d’amitié avec la famille Binet, cheville ouvrière du festival, il pourrait d’ailleurs faire parti du jury du concours de l’entrecôte d’or. Une fois encore, l’athlète manchois devra s’adapter aux règles sanitaires. Les organisateurs ayant décidé que ces JO se dérouleront à huis clos. Rendez-vous le 25 juillet 2021 pour le 1er jour des qualifications et le 26 juillet pour le 2e jour des qualifications ainsi que la finale au stand de tir d’Asaka.

A suivre également le pongiste handisport Florian Merrien, le marcheur 20 km Kevin Campion, le skipper Jérémie Mion, le para triathlète Alexis Hanquinquant, et la rameuse Margaux Bailleul.
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