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Filières bio : du producteur au consommateur, pied sur le frein

L’agriculture biologique est en crise. L’offre et la demande sont déséquilibrées : la consommation de produits AB fléchit, alors que les conversions sous label continuent. En Normandie, comme en France, la filière est dans l’expectative de lendemains meilleurs.

« La Normandie compte 2 350 fermes bio au 1er janvier 2023 », chiffre Sophie Chauvin. Les données de SAU sont connues à date du 1er janvier 2022 : « 133 000 ha (engagés et convertis), soit 6,8 % de la SAU normande. Le département avec le meilleur taux est le Calvados. La région est 11e sur 13 en pourcentage de SAU bio au classement des régions métropolitaines. »
© JP

La filière bio fait grise mine. Mais par où commencer pour expliquer le moral en berne des différents maillons de la chaîne après deux décennies lors desquelles on ne se posait pas trop de questions ? « En 2003-2004, le bio a subi une crise. Les conversions allaient plus vite que la consommation. Mais la demande continuait d’augmenter. Alors qu’en ce moment, elle baisse », contextualise Étienne Legrand, président de la commission bio à la Cran. Aujourd’hui, tout le monde a le pied sur le frein, du producteur jusqu’au consommateur.

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