Sécheresse
Gaec de la Cour Madame : "Il faut qu'on anticipe si on veut nourrir cet hiver"
Au Gaec de la Cour Madame, à Saint-Ouen-le-Pin, dans le Pays d'Auge, la question des fourrages est aussi sensible. "Il n'y a pas d'herbe dans les champs depuis un moment. Ici, on est sur un plateau. Habituellement, ça reste assez vert par rapport à la Suisse Normande, même sans pluie pendant un mois. Là, c'est grillé. On a dû rentrer les animaux", déplore Arnaud Grière, l'un des associés.
"Je n'ai pas connu de période aussi longue que celle-ci, avec zéro pâturage."
La ferme est dotée d'un séchoir en grange. "Il nous permet de faire notre foin pour toute l'année. Mais on a déjà entamé deux tiers de l'enrubannage. On espère refaucher d'ici novembre", confie-t-il en ce début de mois de septembre.
Anticiper pour nourrir
En système tout herbe, les éleveurs vont devoir trouver 30 tonnes de luzerne. "Il faut qu'on anticipe si on veut nourrir cet hiver et préparer le printemps, d'autant que l'année a été physique pour les ruminants. Je n'ai pas connu de période aussi longue que celle-ci, avec zéro pâturage, même en 1976", achève-t-il.
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"La profession est très marquée par l'été, indépendamment des comptes économiques, commente Carole Lize, cheffe de projet territorial au sein des Chambres d'agriculture de Normandie, au côté du sous-préfet de Lisieux, lors d'une visite mercredi 2 septembre. Le changement climatique remet en cause la manière de travailler. Il y a des tas d'enjeux à discuter." "D'habitude les bovins pâturent, il a fallu nourrir matin et soir tout l'été. C'est du travail et des coûts en plus", ajoute Guillaume Férey, éleveur du Pays d'Auge.