Aller au contenu principal

Salon international de l'agriculture 2025
Gaec Lorin-Bossuyt, les secrets de la réussite

Pour la neuvième année consécutive, Aurélie Bossuyt et François Lorin, installés à Saint-Germain-des-Grois dans le Perche en Normandie, participent au Salon international de l'agriculture 2025. Quels sont les ingrédients de cette réussite ? Rencontre.

Le Gaec Lorin Bossuyt participe à sa neuvième édition du Salon de l'agriculture 2025 avec une vache suitée, Sybella et son veau.
Le Gaec Lorin Bossuyt participe à sa neuvième édition du Salon de l'agriculture 2025 avec une vache suitée, Sybella et son veau.
© LA

Tandis que les génisses voisines batifolent dans la paille fraîche, Sybella et son veau, futures participantes au Salon international de l'agriculture 2025, se délassent de leur côté du bâtiment. Un espace VIP, dans lequel Aurélie Bossuyt les dorlote. Lavage, brossage, apprentissage... C'est une première pour Sybella, vache suitée, dont l'une de ses sœurs avait participé au SIA 2018 alors que l'un de ses veaux avait défilé sur le ring du SIA 2023. "Elle est dressée depuis très jeune, nous avions déjà remarqué son potentiel. Il ne reste que le peaufinage de la marche avec sa petite", précise Aurélie Bossuyt, lors de notre rencontre, fin janvier 2025. Une première sortie nationale pour la mère et la fille.

Des évolutions

Depuis leur installation dans le Perche en Normandie, en 2015, Aurélie Bossuyt et François Lorin ont poursuivi l'aménagement de la ferme, avec un espace infirmerie/vêlage à proximité de la maison. Un confort non négligeable pour les éleveurs, ayant entouré le bâtiment de prairies et replanté des haies. "Les prairies à proximité sont plus pratiques, reconnaît Aurélie Bossuyt. Nous avons aussi planté, en sept ans, environ 1,5 km de haies et nous poursuivons. Pour cela, le Parc du Perche nous accompagne."

Lire aussi : Un réseau au service des projets agricoles du Perche

Côté, cheptel, pas d'augmentation. Côté concours, pas de changement non plus. Depuis neuf ans, le Gaec Lorin-Bossuyt est un fidèle du Salon de l'agriculture. "Nous y avons nos repères, l'ambiance y est conviviale dans la famille 'Blonde'. C'est ça aussi, la caractéristique de notre race, c'est la diversité des éleveurs présents, et c'est l'une des plus belles des richesses", confie l'éleveuse, aux nombreux prix, dont un de championnat avec leur taureau Ourasi en 2023.

La recette ?

Ce n'est plus un secret, les éleveurs ornais sont des mordus de concours et maîtres en la matière. Quels sont les ingrédients de cette réussite ? Avec beaucoup d'humilité, Aurélie Bossuyt se lance : "Nous sommes tombés sur un très bon taureau à nos débuts, ce qui a permis une belle évolution de notre génétique, rapidement." Mais encore : "Je pense qu'il faut travailler sa génétique, sa généalogie, même si on est jamais sûr de rien. Être attentif à la morphologie et échanger surtout avec d'autres élevages." Les éleveurs sillonnent les routes dans le but de rencontrer d'autres mordus de génétique, d'autres techniques d'élevage. Bien entendu, le succès réside aussi dans leur indéniable passion pour la Blonde d'Aquitaine.

Lire aussi : Au SIA 2024, une 8e participation du Gaec Lorin Bossuyt

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
Publicité