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FONCIER
Gavray : un territoire à l’avenir concerté !

Les élus de la Communauté de communes de Gavray se frottent à la concertation territoriale, pour mener à bien un plan d’actions « à façon » inscrivant l’agriculture dans l’avenir de leur territoire.

La démarche de concertation a associé élus agriculteurs et autres forces vives du territoire.
La démarche de concertation a associé élus agriculteurs et autres forces vives du territoire.
© Google earth
Le canton de Gavray, par son cadre de vie de qualité et sa situation stratégique entre quatre pôles d’emplois (Villedieu, Saint Lô, Coutances et Granville) attire une population jeune. De nouvelles attentes émergent (besoin de services, recherche de foncier pour construire…) et confrontent l’espace rural et l’agriculture à de nouveaux enjeux.

Territoire pilote
Pour répondre aux questions qu’ils se posent sur l’avenir du territoire et la place que tiendra l’agriculture, les élus du conseil communautaire ont bénéficié d’être retenu territoire pilote dans la démarche offerte par le Conseil Général de la Manche, (démarche complétée par des fonds LEADER du Pays de Coutances) d’intégrer un volet agricole au Schéma Intercommunal d’Aménagement du Territoire (SIAT). Le résultat de cette démarche focalisée sur l’activité agricole, est la concrétisation d’un plan d’action spécifique “agricole et territorial”.La déclinaison de ce plan d’actions spécifiques n’a pu être rendu possible que par l’accompagnement d’une véritable démarche de concertation associant les élus, les agriculteurs et autres forces vives du territoire. La Chambre d’agriculture, en la matière a du savoir-faire, (méthodes d’animations, techniques de dialogue) ce qui a permis la co-construction d’actions jugées clés pour le devenir de l’agriculture dans le développement du territoire.

3 étapes de concertation
Cette concertation a constitué le fondement des trois étapes clés de la démarche : comprendre la place de l’agriculture aujourd’hui par un diagnostic, imaginer les possibles développements du territoire avec la place de l’agriculture demain et décliner des actions prioritaires.

Etape 1 : le diagnostic
Le diagnostic agricole et territorial s’est élaboré par des rencontres systématiques menées dans chaque commune auprès d’un groupe d’élus et d’agriculteurs, afin d’obtenir une photographie de l’espace agricole utilisé aujourd’hui et de mettre en évidence les enjeux agricoles et territoriaux pour chaque commune. Par une appropriation des résultats de ce diagnostic à l’échelle intercommunale, des problématiques précises (morcellement du foncier, multiplication des déplacements des engins agricoles et sécurité sur les axes routiers, organisation du travail, valorisation des ressources naturelles …) ont été soulevées. 

Etape 2 : un travail “multiacteurs”
En deuxième temps, afin d’imaginer les futurs possibles en terme de développement pour la communauté de communes et la place à octroyer à l’agriculture dans ce futur territoire, s’en est suivi un travail entrepris par un groupe « multiacteurs ». Composé d’agriculteurs, d’habitants, d’acteurs économiques, de représentants du monde associatif, ce groupe a fonctionné selon les règles de compréhension mutuelle et de prises en compte des différents points de vue tout au long des réunions : “pouvoir exprimer sa vision des choses, être entendu pour construire ensemble, sont des éléments clés de la démarche”.

Etape 3 : déclinaison des actions
Elaborer son SIAT avec un volet agricole se formalise par une déclinaison des orientations stratégiques pour le projet de territoire à faire en lien étroit avec l’agriculture et ses besoins.La valeur ajoutée issue de la démarche de concertation menée lors des deux premières phases a rendu cette déclinaison plus aisée.Le travail en trinôme entre les élus de la collectivité, la chambre d’agriculture, le bureau d’étude PLANIS en charge de l’élaboration du SIAT dans son volet urbanisme, habitat a abouti à un projet global où aménagement du territoire cohabite avec maintien de l’agriculture.Ce volet agricole ne se conclut pas forcément par une seule « solution » telle que l’aménagement foncier ; en fonction des besoins ressentis, les actions au bénéfice du maintien de l’espace agricole se sont déclinées de façon beaucoup plus diverses que supposées initialement (favoriser l’échange amiable, faciliter informer sur la transmission des exploitations, renforcer la concertation sur les enjeux eaux…).Autres territoires concernés
Aujourd’hui d’autres territoires sont porteurs de démarches de concertation pour co-construire ensemble un développement de leur territoire avec le souci d’un équilibre entre les activités socio-économiques (Communauté de communes du pays Granvillais, Communauté de communes de Saint James…).
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