Groupama : mieux comprendre l'engagement avec les jeunes
Au cours du Salon de l'Agriculture, la Fédération de Groupama Manche, conduite par Denis Calipel, a échangé autour de l'engagement au sein de l'organisme mutualiste avec les jeunes de la MFR de Granville.
Sur le stand de Groupama au Salon de l'Agriculture, les étudiants de BTS Acse de la MFR de Granville ont pu échanger avec les responsables de la Fédération de la Manche, présidée par Denis Calipel sur l'engagement au sein d'un groupe mutualiste. Aucune question n'est restée sans réponse sur les motivations, le temps à y consacrer, la rémunération ou les indemnités... Les jeunes de l'établissement granvillais dirigé par Christophe Oliveira et accompagné de Christine Vitrouil, formatrice, ont pu ainsi prendre la mesure de l'engagement dans des organismes professionnels agricoles.
Être motivé
Pour se présenter à l'échelle d'une caisse locale, 32 dans la Manche, il faut " être sociétaire Groupama, avoir entre 18 et 60 ans et être motivé, tout simplement ", précise Denis Calipel. Et pour répondre à la loi Rixain qui impose d'ici 2028 un quota de 60 % d'hommes et 40 % de femmes, le groupe mutualiste est en quête de femmes souhaitant s'engager. " C'est un milieu qui est assez masculin de par notre histoire. Mais nous avons quelques femmes qui s'engagent. Dans la Manche, on est autour de 33 %. On n'en est pas loin ", se rassure le président. Alors, toutes les occasions sont à saisir pour faire valoir le modèle mutualiste. " Nous avons mis en place des conventions d'élus de moins de 40 ans, pour échanger sur notre modèle, les faire monter en compétences dans les fédérations, les instances régionales voire nationales ", souligne-t-il.
Aller chercher des femmes ou des hommes
Dans la Manche, certaines caisses locales sont très féminisées. C'est le cas de Carentan-les-Marais, où les femmes vont devoir aller chercher des hommes pour respecter la loi Rixain. " On est aussi ouvert vers d'autres professions, en lien avec l'agriculture mais pas seulement, surtout en lien avec la ruralité. C'est le cas avec des sociétaires d'Orana, de centres comptables... Cela permet d'avoir une diversité de profils au sein de nos caisses locales ", note Denis Calipel.
S'enrichir
Pour les étudiants granvillais, cette journée a été complétée par des conférences de startup comme Helioze (cabinet spécialisé dans l'auto consommation collective d'énergie et Cillon (startup des champs du possible avec l'analyse la vie biologique des sols agricoles basée en Eure-et-Loir). Une journée riche en échanges et informations.