Questions à Paul LUCAS, responsable du marché de l'agriculture et Christophe FÉRIN, responsable développement assurances professionnelles et agricoles au Crédit Agricole Normandie
[INTERVIEW] "La bonne gestion d'une structure agricole passe par l'assurance récolte de ses cultures et de son fourrage"
Face aux aléas climatiques, l'assurance récolte s'impose peu à peu comme un outil de sécurisation des exploitations. En Normandie, les souscriptions progressent, mais restent encore insuffisantes.
Face aux aléas climatiques, l'assurance récolte s'impose peu à peu comme un outil de sécurisation des exploitations. En Normandie, les souscriptions progressent, mais restent encore insuffisantes.
Comment marche l'assurance récolte ?
C.F. : Il s'agit, en contrepartie d'une cotisation annuelle, d'une couverture d'une perte de rendement sur une culture, par rapport à la moyenne des années précédentes. Prenons l'exemple du maïs. Si un agriculteur a eu un rendement de 12 t de MS/ha sur les cinq dernières années, et qu'en 2026, à cause de la sécheresse, il ne fait que 8 t de MS/ha, la perte de rendement est assurée avec un prix donné et une franchise, fixée par l'agriculteur, c'est-à-dire la part de la baisse de rendement qui lui reste à charge.
L'État subventionne ce contrat à hauteur de 70 % pour inciter les professionnels à s'assurer mais il ne faut pas descendre en dessous d'une franchise à 20 % de perte.