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Viande bovine
“Jeunes bovins, l’aide doit être maintenue”

La suppression de l’aide à l’engraissement pour les JB met en colère les producteurs. Vendredi dernier, une délégation FDSEA est venue apporter les recours à la préfecture.

Annoncée en 2012 parBruno Le Maire, alors ministre de l’Agriculture, l’aide à l’engraissement des jeunes bovins, dans le cadre d’une contractualisation a été annulée par son sucesseur Stéphane Le Foll. La procédure de recours portée par la FNSEA vient d’être appliquée dans la Manche. Vendredi dernier, une vingtaine d’éleveurs, sous la houlette de Sébastien Amand, président de la FDSEA, Jean-Michel Hamel, secrétaire général et Fabrice Heudier, président de la section bovine, est venue apporter à la préfecture une caisse remplie de courriers. Dominique Mandouze, directeur de la DDTM, les a réceptionnés un par un.

Recours administratif
Les éleveurs de bovins viande qui avaient sollicité l’aide à l’engraissement en 2012 ont donc la possibilité de déposer une requête au tribunal administratif contre l’annulation de cette mesure” explique Fabrice Heudier. “Nous avons du mal à nous expliquer le comportement de Stéphane Le Foll, qui a purement et simplement annulé cette aide qui était importante (8 millions d’euros). Elle s’inscrivait dans l’utilisation de l’article 68 du règlement européen sur la PAC et la volonté de soutenir une filière en difficulté mais pourvoyeuse d’emplois” souligne Sébastien Amand.

En avril 2012, les éleveurs avaient pu solliciter ce soutien à l’engraissement de jeunes bovins. Cette aide, à déposer avant le 15 mai, était accompagnée d’une obligation de contractualisation des animaux pour un effectif minimum de 50 jeunes bovins” indique Jean-Michel Hamel. Concrètement, ce financement a finalement été annulé en décembre dernier. “C’est inacceptable, lâche Fabrice Heudier, c’est pourquoi nous avons voulu protester. Au départ, les animaux laitiers étaient exclus; le seuil se situait à 50 bovins, c’était une mesure logique alors que la Confédération Paysanne voulait un saupoudrage pour tous les animaux, représentant dans ce cas à peine 10/15 euros par sujet. Nous payons le changement de majorité présidentielle. Nous ne sommes pas des politiques et ne voulons pas non plus payer les pots cassés du changement de gouvernement”. Et d’enfoncer le clou, “c’est une première de voir un ministre annuler une décision de son prédécesseur. Rappelons tout de même que la somme se montait à 60 euros environ par animal, loin d’être neutre sur les trésoreries”. Pour la ferme Manche, la perte globale s’établit à 84 000 euros au minimum. “Nous demandons désormais un dédommagement légitime pour non-respect des engagements de l’Etat. Le ministère de l’Agriculture doit comprendre que nous n’admettrons pas qu’il puisse engager les éleveurs dans une direction puis changer de direction sans respecter son propre engagement. Les éleveurs qui ont sollicité l’aide ont respecté leurs engagements, eux !

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