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VIDEO. La crèmerie d'Émilie : quand le lait devient produits

L'amour n'est plus dans le pré, mais bien à la crèmerie. Depuis un an, Émilie et Éric Mallet, exploitants et transformateurs à Sainte-Honorine-des-Pertes (14) ont ouvert les portes de leur propre point de vente et outil de transformation. C'est à côté de l'exploitation qu'ils ont installé un petit chalet/magasin afin de vendre leurs produits. Une diversification qui porte ses fruits, car sans aucune (ou presque) communication, le couple s'est déjà créé une bonne notoriété.

« Ma femme voulait me rejoindre. Nous avons donc pensé à la transformation. Depuis 3 ans, nous travaillons sur ce projet et aujourd’hui, nous avons monté un laboratoire ainsi qu’un magasin pour faire de la vente directe », explique Éric Mallet.

Projet et réorientation

Émilie est originaire des Yvelines (78). De base diplômée en biologie, la jeune femme veut changer de voie lorsqu’elle rencontre Éric. « J’ai voulu trouver des formations, mais en vain. De là nous nous sommes posé la question de la transformation. J’ai réalisé diffé- rents stages grâce à la Chambre d’agriculture et nous avons réalisé les travaux nous même », souligne Émilie.

Réflexion et transformation

3 ans ont été nécessaires au couple entre la réflexion et l’ouverture de la boutique en janvier 2016. « On avait fait une étude de comptabilité par rapport aux volumes à la semaine. On devait produire 15 litres de crème, 5 kilos de beurre et sortir une centaine de yaourts », se rappelle Éric Mallet. Mais dès le début, le couple écoule ses stocks très vite et la demande se fait de plus en plus forte. « Au bout de trois mois, nous avons dû changer tout le matériel du laboratoire ». Aujourd’hui, la crèmerie d’Émilie produit 12 kilos de beurre, 20 litres de crème et entre 500 et 600 yaourt par semaine. Le tout transformé uniquement par Émilie, à la main. Depuis moins d’un mois, le couple a élargi son offre en proposant une gamme de yaourt aux fruits. « Je fais des yaourts fraise/abricot tout le temps. Tous les 15 jours, je fais une rotation avec un nouveau fruit », explique la jeune femme.

Clientèle et communication

« On a de plus en plus de personnes qui viennent. Tout se fait grâce au bouche-à-oreille ». C’est auprès des campings du coin que le couple a décidé de réaliser une petite communication. « Notre objectif est de réaliser un maximum de chiffre pendant juillet/août. Nous sommes dans une ville où le tourisme est énormément présent à cette période de l’année, la population devient fortement accrue. Pendant l’hiver, nous misons sur notre clientèle locale et les habitués », admet l’exploitant.

Marchés

Les marchés sont un bon moyen pour aller directement à la rencontre de la clientèle et réaliser une communication efficace. Éric et Émilie ont décidé de ne pas s’investir dans cette démarche. « Faire les marchés c’est beaucoup de préparation, et ça veut dire ne pas être présent sur l’exploitation. On s’était dit que si ça ne fonctionnait pas, on aurait fait les marchés. Finalement on arrive à écouler tout notre stock », s’enthousiasme l’agriculteur. C’est grâce à une bonne notoriété, une belle image, au tourisme et au bouche-à- oreille que la crèmerie d’Émilie tourne à plein régime. Une belle aventure qui met du beurre dans les épinards.

L'exploitation d'Éric :

- Basée dans le bessin (Sainte-Honorine-des-Pertes)

- Ferme polyculture élevage

- Référence laitière : 250 000 litres

- 20 hectares de céréales

- 20 hectares de maïs

- 60 hectares d’herbe

- Une dizaine de bœufs sortent dans l’année

- 130 bêtes (principalement Normande, quelques Holstein complètent le cheptel)

- Depuis 1 an, Éric et sa femme Émilie ont ouvert leur propre outil de transformation. Émilie transforme une partie du lait en yaourt (nature et aux fruits), en beurre et en crème.

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