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La moissonneuse prend feu et 7ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche, non loin de la Ferté-Bernard. Arnaud Letac, expert agricole et agroalimentaire chez Saretec, s'est rendu sur place pour constater les dégâts sur les cultures et transmettre à l'assureur un rapport technique du préjudice.

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
© MB

Près de deux jours après l'incendie qui a ravagé 7,5 hectares de cultures et une moissonneuse-batteuse dans un champ de Val-au-Perche, aux confins de l'Orne, la Sarthe et l'Eure-et-Loire, l'heure est à l'évaluation des dégâts. Arnaud Letac, expert agricole chez Saretec (basé à Rennes) s'est rendu sur le lieu de l'incendie afin d'expertiser les dégâts subis sur les cultures de blé.

Quelle est l'origine de l'incendie ?

"Le départ de l'incendie s'est produit vers 18 h 30 et vient probablement d'un échauffement mécanique ou électrique de la moissonneuse-batteuse. Après l'observation du matériel et l'écoute des témoignages des assurés, il peut s'agir soit d'un faisceau électrique, soit d'un roulement défectueux de la roue avant droite de la moissonneuse-batteuse", analyse Arnaud Letac, notant l'ancienneté du matériel qui appartenait aux assurés. 

Une quarantaine de sapeurs-pompiers et seize véhicules de secours ont été mobilisés sur place. Les équipes d'intervention ont commencé par assurer la protection de la forêt et des haies bordant la parcelle incendiée, en raison de la sécheresse des cultures et du vent, qui favorisaient la propagation du feu. Les agriculteurs sinistrés sont eux-mêmes intervenus sur la parcelle, équipés d'un déchaumeur ainsi que d'une tonne à lisier emplie d'eau. Deux autres exploitants agricoles voisins sont également venus spontanément leur prêter main-forte avec le même type de matériel.

"Sans leur intervention, les deux derniers hectares restant à récolter auraient probablement brûlé eux aussi".

La parcelle comptait 12,5 ha de blé. La perte s'élève à 4 ha de blé sur pied ; 3,5 ha de paille sont également partis en fumée. "Une partie a été brûlée dans l'incendie et une autre a été détruite par le passage des engins agricoles utilisés pour stopper la progression du feu", explique l'expert agricole. Pour le moment, le montant du préjudice s'élève à environ 8 000 €. "Le montant total sera affiné lorsque nous connaîtrons précisément le rendement des deux derniers hectares restants de la parcelle", précise Arnaud Letac. "Les assurés feront récolter ces deux hectares par un voisin, avant de les peser et de m'envoyer des bordereaux de vente. À partir de ces éléments-là, je vais déduire la valeur de la production et le rendement", poursuit-il. Les dommages aux cultures seront garantis par l'assurance.

Le coût de la dépollution : 3 000 €

En revanche, la moissonneuse-batteuse relève d'un contrat d'assurance automobile. Des frais complémentaires seront engagés car la zone autour de l'engin agricole a été polluée par des morceaux de verre, de métaux et des hydrocarbures provenant du réservoir d'huile de la machine. Le coût de cette opération est estimé à 3 000 € minimum. L'expert ne peut pas encore garantir la prise en charge de cette dernière par l'assurance. Après 1 h 45 de travail d'expertise sur le terrain, Arnaud Letac transmettra à l'assureur son rapport circonstancié.

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