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FDSEA
La souveraineté alimentaire prend du plomb dans l’aile

La FDSEA de la Manche ne veut pas jouer les oiseaux de mauvais augure mais prévient déjà que, pour certains produits comme la volaille,"il n’y en aura pas pour tout le monde". Conséquence conjuguée de l’envolée du prix des intrants et de l’énergie, d’une grande distribution qui bafoue Egalim 2 et de crises sanitaires comme l’influenza aviaire.

FDSEA 50, conférence de presse
Ludovic Blin : « la construction du prix en avant se fait mal. La déprise laitière est en marche ». Les autres productions ne sont pas mieux loties comme la filière porcine ou avicole où le prix de l’alimentation représente 70 % du coût de production. Côté légumes, le volume est là mais pas les cours. La concurrence belge ou espagnole fait des dégâts pendant que l’arrêt de la betterave sucrière sur le bassin de Cagny (14) a fait naitre de nouvelles vocations.
© TG

Toutes les productions étaient représentées à l’occasion de la conférence de presse tenue par la FDSEA de la Manche, vendredi 15 avril 2022 à St-Lô. Preuve que dans un contexte d’incertitudes et de turbulences rarement inégalé, la Ferme départementale attend des acteurs de la grande distribution, en particulier, et de l’Etat une oreille plus qu’attentive et bienveillante. Il y va à moyen terme de la souveraineté alimentaire y compris au niveau hexagonal.

Cette inquiétude se nourrit d’un contexte de renégociations commerciales tendues. "La hausse des charges et le manque de réactivité sur le prix de vente de nos produits vont entrainer de grosses difficultés. J’espère que la GMS entendra notre message sinon on sera là", menace Jean-Michel Hamel, président de la FDSEA 50.

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