Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

La transformation à la ferme et la commercialisation en circuits courts, une solution face à la crise agricole ?

Sans être LA solution, transformer tout ou partie de sa production et la commercialiser en circuits courts peut être une solution pour pallier à la volatilité des cours mondiaux. Cependant, cela ne doit pas être un projet par dépit et il faut bien le murir avant de se lancer.

© CA NORMANDIE

Il est indispensable de se former sur les techniques de transformation, le respect des bonnes pratiques d’hygiène, l’aménagement de son point de vente et les outils de communication par exemple. Transformer et commercialiser ses produits sont des métiers qui nécessitent d’acquérir de nouvelles compétences.Il est aussi important de réaliser une étude de marché, une étude de faisabilité technico-économique avec le calcul du seuil de rentabilité, de prendre en compte le respect de l’environnement règlementaire propre à votre projet, les équipements nécessaires, le dimensionnement de votre laboratoire, l’organisation du travail… Chaque projet est différent et spécifique, et si certains rencontrent un franc succès et une bonne valorisation, pour d’autres producteurs c’est parfois difficile de s’en sortir, avec une charge de travail importante. Bien cadrer les choses au départ peut limiter les écueils… Dans cet objectif, les Chambres d’agriculture de Normandie peuvent vous épauler à toutes les phases de votre projet, à travers des formations collectives ou un accompagnement individuel, sur l’ensemble des thématiques citées (encadré).Des aides financières existent aussi que ce soit pour des investissements matériels ou immatériels. Les Chambres d’agriculture peuvent vous aider à vous orienter pour trouver l’aide la plus appropriée.Enfin, rejoindre un réseau permet de ne pas rester seul et de s’appuyer sur des collègues déjà expérimentés. En matière de circuits courts, Bienvenue à la ferme est le plus développé en Normandie avec plusieurs formules (vente de produits fermiers, séjours ou restauration à la ferme, visite de ferme…). L’adhésion au réseau peut être vite rentabilisée notamment grâce aux partenariats que le réseau a tissés avec un certain nombre de prestataires permettant aux adhérents de bénéficier de conditions tarifaires préférentielles.D’autres réseaux existent, notamment Accueil Paysan, les Défis ruraux, les CIVAM, AgroBio…. L’important est de se faire bien conseiller dès l’amont de son projet, notamment pour connaître les attentes du marché, d’autant plus qu’il existe des manques dans certaines filières où les débouchés seront donc d’autant plus assurés.

Exemples de partenaires du réseau Bienvenue à la ferme

- Conservor, acteur majeur dans la distribution d’emballages agroalimentaires sur le territoire national.- Vitogaz, société spécialisée dans l’achat, le transport, le stockage et la distribution de Pétrole Liquéfié (propane et butane).

- Posilog, éditeur d’une solution de gestion complète front et back-office spécialement adaptée aux magasins organisés en points de vente collectifs et magasins fermiers, fournisseur de matériel d’encaissement et pesage.

- Pic Bois, société spécialisée dans le mobilier de loisirs en bois et dans la signalétique.

- Zep-Pro 5, distributeur d’une très large gamme de produits de propreté et d’hygiène en France.

Ces produits, fabriqués dans ses propres usines (deux en Europe), bénéficient des solutions respectueuses de l’environnement.- Petit Forestier, pour la location de véhicules, containers et meubles frigorifiques.- Le Crédit Agricole, avec des avantages tarifaires sur terminaux de paiement électroniques et les modules de e-transactions, avec une attention toute particulière portée aux jeunes installés.

Pour en savoir plus

Contactez votre conseiller produit fermier à la Chambre d’agriculture.

- Calvados : Caroline Kervarec 02 31 70 25 59 - c.kervarec@calvados.chambagri.fr
- Manche : Anne Manach 02 33 06 49 92 - amanach@manche.chambagri.fr 
- Orne : Julie Babin 02 33 31 48 07 - julie.babin@orne.chambagri.fr
- Eure : Nathalie Lheureux 02 32 78 80 53 - nathalie.lheureux@eure.chambagri.fr
- Seine-Maritime : Eugénie Hardouin 02 35 59 47 70 - eugenie.hardouin@seine-maritime.chambagri.fr

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité