Aller au contenu principal

Biodiversité
Labelliser les territoires naturels pour mieux les préserver dans le Calvados

La Fédération des chasseurs du Calvados œuvre à la protection des territoires vulnérables ou sensibles en faisant la promotion du label européen « Territoires de faune sauvage » et en identifiant des lieux afin d’allier activités socio-économiques et conservation de la biodiversité. 

Thelma Leboucher a été recrutée par la Fédération des chasseurs du Calvados pour déployer le label « Territoires de faune sauvage » sur le département.
© LM

En 2005, la Fédération des propriétaires fonciers et des entrepreneurs ruraux (European landowners’organization) a créé le label européen « Territoires de faune sauvage ». Cette certification est attribuée à territoires où se conjuguent la préservation de la biodiversité et la valorisation du lieu par les acteurs locaux. 

Dans le Calvados, la Fédération des chasseurs (FDC 14) s’emploie à créer et à animer des collectifs pour « préserver les pratiques socio-économiques du territoire en lien avec la conservation de la biodiversité », indique Thelma Leboucher, chargée de mission labélisation « Territoires de faune sauvage » à la FDC. La jeune femme de 26 ans est diplômée d’un BTS gestion et protection de la nature (à Sées) et d’une licence professionnelle Métiers de la gestion et de la protection de l’environnement (à Caen). 

Lire aussi : Au gabion comme à la fac, Cassandre Burgot défend la chasse

De tout horizon

Face aux renfermements des milieux – effacement de zones humides, enfrichement de parcelles, disparitions d’oiseaux migrateurs, etc. – il faut jouer collectif. A ce titre, une trentaine de personnes a assisté à une réunion d’information lundi 18 décembre 2023 à Saint-Hymer. « Il y avait des propriétaires fonciers, des chasseurs, des pêcheurs, des agriculteurs, aussi bien que des personnes issues d’association environnementales, un climatologue. […] Il y a eu beaucoup de bienveillance, d’écoute et de prise de conscience », décrit Thelma Leboucher. 

Lire aussi : Sangliers : un travail collectif bienfaiteur à poursuivre dans le Calvados

L’objectif : faire prendre conscience de l’opportunité de labelliser les marais de la Touques, au même titre que les marais de la Dives l’ont été en 2020. Au total, 146 adhérents ont fait le choix d’être labellisés sur les 3 780 ha des marais de la Dives. « Les actions sont volontaires et non obligatoires », indique-t-elle.

Durant son contrat de trois ans, Thelma Leboucher a pour objectif de recenser les territoires qui conjuguent biodiversité et gestion remarquable. © LM

Quels gains ?

Le label permet aux adhérents d’un espace de faire reconnaître la gestion actuelle du territoire, d’y maintenir les activités locales, d’avoir un poids auprès des pouvoirs publics à différentes échelles. « Mettre en place une charte de bonnes pratiques pour les mares de gabions, laisser les mares en eau ou des zones non fauchées, lancer des mesures pour accueillir des espèces volatiles fragiles, trouver des solutions pour les dysfonctionnements de vannes sont autant de solutions pouvant être menées dans le cadre du label », avec une caution internationale et un accompagnement professionnel, explique-t-elle. 

La labellisation est valable cinq ans avant une réévaluation des critères pour voir si les projets imaginés sur l’espace naturel portent leurs fruits.

Lire aussi : Dans le Calvados, la réserve ornithologique de Saint-Samson remise en eau

Comment agir ?

Afin de mesurer les besoins terrain, Thelma Leboucher se rend sur place depuis le 18 janvier 2024 pour rencontrer de nouveaux acteurs et s’imprégner du territoire des marais de la Touques. Elle-même naturaliste, l’experte devrait mettre un an environ pour préparer le dossier. 

Seize personnes ont d’ores et déjà adhéré au collectif et 230 ha ont été recensés pour prétendre au label. Dans le Calvados, d’autres territoires tels que la Vallée de l’Aure et les marais de Ver-sur-mer/Meuvaines sont pressentis pour être candidats à la labellisation.

Pratique. Pour plus d’informations : https://territoiresdefaunesauvage.com/ Contact de Thelma Leboucher : 06 60 98 35 19 ou par mail tleboucher@fdc14.com

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Fin septembre, une étape importante a été franchie : "Les deux conseils d'administration ont approuvé le projet de traité de fusion 
Fusion Agrial-Terrena : on entre dans la dernière ligne droite
Après un an de travail, le projet de traité de fusion d'Agrial et de Terrena a été validé par les deux conseils d'administration.
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité