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FDSEA
Lait : des signaux positifs

Réunie pour la première fois depuis le confinement, la section laitière de la FDSEA de la Manche a fait un bilan plutôt positif de la crise mais considère que l’application effective de la loi alimentation reste à obtenir.

© FDSEA 50

Pour la première fois depuis la crise sanitaire liée au Covid-19, la section laitière départementale de la FDSEA 50 s’est réunie jeudi 2 juillet. Pour l’occasion, Marc-Antoine Blot et Yovenn Bougis, associés au sein du Gaec BB à Hauteville-la-Guichard, ont accueilli les membres de la section laitière sur leur exploitation.

Exportations et prix du lait

Après un mot d’accueil du Président de la section lait, Ludovic Blin, et une visite de l’exploitation, les administrateurs ont débattu de de la conjoncture économique et des marchés laitiers. Si la crise du Covid-19 a incontestablement perturbé les marchés nationaux et internationaux, en réorientant fortement les débouchés des produits laitiers, quelques signaux positifs sont tout de même présents pour les mois à venir. En effet, les exportations de produits laitiers sont restées dynamiques au départ de l’Union Européenne. De plus, la collecte française a reculé en avril 2020, pour la première fois depuis juillet 2019 (-0,7% entre avril 2019 et avril 2020). Particulièrement marquée en Bretagne (-2,3%) et Normandie (-0,6%), cette baisse pourrait en partie résulter du dispositif d’aide à la réduction des volumes, mis en place par le Cniel au printemps. En complément du lissage du pic annuel de collecte, la très forte progression des ventes de produits laitiers en GMS durant les 4 derniers mois envoie un signal positif pour les mois à venir. En revanche, le regard porté par les membres de la section laitière de la FDSEA 50 sur le prix du lait est plus sombre : le deuxième trimestre 2020 est marqué par un recul de 8,60 € / 1000 l en moyenne en Normandie par rapport au premier trimestre.

EGA à améliorer

Les élus ont ensuite dressé le bilan des acquis syndicaux obtenus au cours de la précédente mandature (2017 – 2020) : publication de la loi « alimentation », prise en compte des coûts de production des éleveurs dans la détermination du prix du lait, publication d’un indicateur du prix de revient … autant de sujets dont on parlait à peine en 2017 et qui font désormais le quotidien des responsables syndicaux. À noter que parmi les diverses productions agricoles, la filière laitière est celle qui aura le plus avancé sur ces sujets au cours des trois dernières années. Pour autant, la section laitière constate que les transformateurs laitiers font une application plus que partielle des EGA. En effet, aujourd’hui en France, aucune coopérative laitière ne prend en compte les coûts de production des éleveurs dans la détermination du prix du lait. L’application de ce point essentiel de la loi Alimentation sera donc l’un des objectifs principaux des membres de la section lait.  

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