Aller au contenu principal

Les éleveurs espèrent une Foire de Lessay en 2021

L’année 2020 a été marquée par l’annulation de la foire de Lessay, comprenant le festival de l’élevage en raison de la crise sanitaire. Le comité d’organisation se tourne désormais vers 2021, en espérant pouvoir tenir l’événement en septembre, et en travaillant sur un projet d’agrandissement de bâtiment.

De gauche à droite : Nadège Mahé, vice-présidente de la Chambre d’agriculture de la Manche, Thierry Hulmer, président du Comité des festivals, Mickael Barbier, trésorier, Bruno Salmon, adjoint au maire en charge des foires.
© SB

En 2020, le comité des festivals avait soutenu la ville de Lessay dans sa volonté de maintenir la foire, et plus spécifiquement le festival de l’élevage. « Il nous semblait important d’être solidaires », confie en préambule, Thierry Hulmer, président du comité des festivals. « A nos yeux, cette foire aurait dû être maintenue tout en respectant les règles sanitaires », ajoute-t-il. Mais la préfecture de la Manche en a décidé autrement. Malgré ce manque d’animation, quelques charges ont dû être assumées. C’est pourquoi, des partenaires ont maintenu dans leur globalité ou en partie leur concours financiers, permettant ainsi de dégager un résultat positif. C’est le cas du Conseil départemental de la Manche (19 304 €), la Chambre d’agriculture de la Manche (6 320 €), Littoral Normand (2 250 €), Crédit Agricole de Normandie (2 000 €), Groupama (1 500 €), Agrial (800 €), Evolution (500 €), GDS (400 €).  

Faire le festival, coûte que coûte


Pour 2021, « on aspire tous à revenir sur le terrain », note Thierry Hulmer. Et pourtant, ce n’est pas si simple. L’adjoint au maire de Lessay, délégué aux foires, Bruno Salmon, s’est dit prêt à faire la foire avec le comité des festivals, « quitte à ne faire que le festival », indique-t-il aux organisateurs lors de l’assemblée générale le 22 avril dernier. En 2020, différents plans avaient été envisagés avant d’être retoqués par la préfecture de la Manche. « On travaille sur les aspects sécuritaires. Quelle que soit la jauge de visiteurs autorisés, on sera en capacité d’organiser le festival en respectant les gestes barrières », prévient Nicolas Marescq, régisseur de la foire. « Les gens ne pourront plus arriver de partout. Il y aura des entrées et des sorties afin de comptabiliser le nombre de visiteurs », ajoute-t-il.
Sur le plan de la restauration, rien n’est arrêté. « C’est difficile de prévoir tant que les règles du jeu ne sont pas établies », reconnait-il. Cette volonté commune affichée est suspendue à l’évolution de la situation sanitaire et à l’accord de la préfecture.

Un bâtiment trois fois plus grand pour accueillir plus d'animaux et un restaurant


Si aucune manifestation n’a eu lieu en 2020, le comité d’organisation ne manque pas de projets. Il a engagé sérieusement un projet d’agrandissement et d’aménagement du bâtiment de Lessay, dans l’objectif d’en faire un véritable carrefour agricole, et lui donner une dimension multifonctionnelle. Le volume du bâtiment serait triplé. Le bâtiment recevant actuellement les animaux accueillerait le ring principal et des tribunes.
Un nouveau bâtiment abriterait 300 places pour les animaux, un ring pour les races allaitantes ainsi qu’un restaurant, couvert de panneaux photovoltaïques. Le dossier est dans les mains d’un architecte ornais, Pierre Chauvel. Reste les partenaires financiers à convaincre. « C’est un bâtiment qui apportera du confort aux éleveurs, aux animaux et aux visiteurs », indique Thierry Hulmer, prêt à défendre le dossier auprès des collectivités et des partenaires de l’agriculture. Le premier bâtiment, construit il y a 20 ans, est désormais amorti. L’heure est donc à une nouvelle étape.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité