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Les règles, les équipements (...) : comment s’y prendre

Abattage de volailles à la ferme.

Pour commercialiser des volailles fermières, il faut les abattre 
dans un local aux normes sanitaires.
Pour commercialiser des volailles fermières, il faut les abattre
dans un local aux normes sanitaires.
© CA NORMANDIE

Dès que l’on commercialise des volailles de la ferme, elles doivent provenir d’un local aménagé aux normes sanitaires. D’autres éléments sont à respecter lorsqu’on qu’on veut faire de la vente directe de volailles : faisons le point.


Elevage

L’élevage de volailles doit respecter les réglementations liées à l’urbanisme et l’environnement (distance par rapport aux habitations…), et l’éleveur se doit de tenir à jour un registre d’élevage. Si plus de 250 volailles sont présentes simultanément sur le site, il faut déclarer le troupeau auprès de la Directions Départementales de la Protection des Populations (DDPP) et réaliser des analyses salmonelles. Vous devrez aussi effectuer des choix concernant la race, les bâtiments, le mode d’élevage, l’alimentation…


Abattage

Vous pouvez faire abattre vos volailles par un prestataire (abattoir agréé CE), ou à la ferme. Selon les quantités envisagées, et la main-d’œuvre disponible, il est intéressant de comparer la rentabilité des 2 solutions et le temps de travail que cela implique. L’abattage à la ferme doit se faire dans des conditions d’hygiène irréprochables, dans des locaux aux normes sanitaires. Chaque producteur est responsable de la qualité sanitaire de ses produits, et doit mettre en place un plan de maîtrise sanitaire et respecter les bonnes pratiques d’hygiène. Selon les distances de vente envisagées et les quantités, vous pouvez mettre en place une tuerie à la ferme (maximum 500 poulets/semaine et rayon de vente limité à 80 km), ou un atelier d’abattage agréé CE (investissement plus lourd).


Matériel

Dans une tuerie de volailles, on trouve notamment : - dans la zone d’abattage : une électronarcose (obligatoire), des cônes et bac de saignage, un bac à échauder, une plumeuse ;- dans la zone d’éviscération : une table ou un pied d’éviscération, une chambre froide de ressuyage et une chambre froide de stockage. Il peut aussi y avoir une salle de découpe / transformation.Quant à l’abattoir agréé CE, il est le plus souvent équipé d’une chaîne d’abattage, et doit disposer de pièces plus spécialisées.


Vente

Il est indispensable de s’assurer des débouchés avant de se lancer : y aurait-il de la place pour mon activité sur le secteur ? Qui sont les concurrents ? Quelles sont les attentes des clients ? Quels circuits de vente prévoir ?... Lors du transport et de la vente, le respect de la chaîne du froid est primordial. L’affichage des prix, l’étiquetage des produits, l’occupation du domaine public, l’accessibilité à tous publics au point de vente à la ferme… sont aussi des éléments à prendre en compte. Les conseillers diversification de la Chambre d’agriculture peuvent vous accompagner dans l’élaboration de votre projet de volailles en circuits courts : chiffrage du projet, étude de marché, élaboration des plans, mise en œuvre du plan de maîtrise sanitaire…, et vous proposent des formations adaptées. Renseignez-vous avant de vous envoler, et n’hésitez pas à aller visiter d’autres ateliers d’abattage de volailles à la ferme !

Se former en Normandie

Des formations sont prévues en 2015 sur l’abattage des volailles, et sont destinées aux débutants avec un projet d’abattage ou aux agriculteurs qui pratiquent déjà l’abattage de volailles et qui veulent se perfectionner.

- Abattre ses volailles à la ferme : techniques et pratiques d’hygièneLe 12 et 13 janvier 2015 dans la Manche.Le 28-29 septembre 2015 en Seine-Maritime.1 jour en salle et 1 jour en abattoir avec mise en pratique.

- Contrôle ante-post mortem des volaillesLe 14 et 15 janvier 2015 dans la Manche (Cotentin).Le 30 septembre et 1er octobre 2015 en Seine-Maritime. Avec ½ journée de mise en pratique. Obligatoire pour les ateliers agréés CE, et recommandée pour tous. Information et inscription auprès de l’équipe Tourisme et Circuits courts de la Chambre d’agriculture de la Manche au 02 33 06 49 91 ou tourisme@manche.chambagri.fr

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