Aller au contenu principal

Calvados/manche
Négociations avec Bongrain : “des débats, pas de bagarre”

Sylvain Desgranges est producteur de lait à Ardevon (50). L’agriculteur est également vice-président de l’association des producteurs de lait CLE-P&S Ouest et participe aux négociations du contrat avec les représentants du groupe Bongrain à Paris.

Sylvain Desgranges (à gauche) avec Denis Berranger : “notre organisation dispose d’une potentiel de 300 millions de litres pour 1000 producteurs. Actuellement, 450 producteurs ont adhéré à notre association, soit 100 millions de litres de lait”.
Sylvain Desgranges (à gauche) avec Denis Berranger : “notre organisation dispose d’une potentiel de 300 millions de litres pour 1000 producteurs. Actuellement, 450 producteurs ont adhéré à notre association, soit 100 millions de litres de lait”.
© VM
Votre association a préféré une organisation par entreprise (verticale) plutôt que par bassin (horizontale). Quelle est la motivation de ce choix ?
Nous pensons qu’il est important que l’organisation parte des producteurs vers l’entreprise. Ce choix ne signifie pas que nous devions nous isoler. Au sein de l’entreprise, les échanges entre OP sont réguliers. Et nous négocions ensemble avec les représentants du groupe Bongrain. Mardi 8 février, je serai d’ailleurs à Paris avec les autres OP pour rencontrer notre acheteur.
De son côté, l’industriel a la même logique. Il veut des relations privilégiées avec ses producteurs. Bongrain ne souhaite pas discuter avec des éleveurs qui ne livrent pas chez lui. C’est compréhensible. Nous ne pouvons donc pas raisonner par bassin.

Votre organisation s’intègre donc à d’autres…
Oui. Notre OP de base correspond au site de Saint-Brice. D’abord, nous rapprochons des 3 autres OP de l’ouest. Ensuite, toutes les organisations Bongrain sont structurées à l’échelle nationale.

Votre OP regroupe des agriculteurs bretons et normands, donc issus de deux CRIEL (Centre Régional Interprofessionnel de l'Economie Laitière). Est-ce gênant ?
Globalement, les conditions de ventes et d’achats sont presque identiques. C’est vrai aussi du Nord au Sud de la France. Le contrat cadre peut ainsi s’appliquer à tous les producteurs de lait Bongrain de l’hexagone. En revanche, quelques particularités existeront selon les usines transformations. Les notions de qualité du lait bénéficieront d’écritures spécifiques à l’OP locale.

Dans le contrat reçu l’année dernière par les producteurs, l’engagement portait sur 5 ans. C’était insuffisant selon vous ?
Oui. Nous estimons que nous devons nous inscrire dans le temps par rapport à la durée de nos investissements. Nous avons donc négocié 7 ans, avec une reconductible de 5 en 5 ans. Concernant les jeunes agriculteurs, nous avons obtenu une sécurité de 12 ans. N’oublions pas que l’entreprise aussi a besoin de visibilité.

Le mandat de facturation est sorti du contrat. C’est l’échec de votre négociation ?
Non. Ce critère ne nous pose pas de problème puisque nous avons obtenu la remontée de toutes les informations qui concernent l’établissement de la paie de lait. À savoir le volume et la qualité.

Les quotas seront appliqués jusqu’en 2015. Comment travaillerez-vous sur la gestion des volumes avec Bongrain ?
Si le contrat débute en 2012, sa validité portera sur 7 ans. Des clauses évoqueront le post quota. En 2015, nous prendrons la dernière référence connue.

Concrètement, qu’est-ce que la dernière référence connue ?
Nous avons obtenu la référence la plus favorable possible au producteur. C’est-à-dire soit la référence brute ou la référence corrigée. Aujourd’hui, si un producteur signe son contrat reçu individuellement l’an dernier, il ne bénéficiera pas de la référence la plus avantageuse.

Quid du plan de régularité de la production. La première version stipulait de possibles sanctions ?
S’il y a pénalité, il doit y avoir une plus-value quand la régularité est respectée. C’était notre position. Nous avons finalement fait sauter les pénalités.

En revanche Bongrain n’a pas accepté de verser le solde de la paie de lait au 20 du mois…
Bongrain est très ferme sur ce sujet. Je pense que nous devrons céder. Je crois que d’autres avancées sont plus importantes qu’un solde au 20.Contacts:
Association des Producteurs de Lait CLE-P&S Ouest – CS 14226 – 35042 Rennes Cedex – Maison de l’agriculture – ZAC Atalante-Champeaux – Rond point Maurice le Lannou. Mail apl.clepsouest@gmail.com

Denis Berranger, président :
06 64 03 47 08

Sylvain Desgranges, vice-président : 06 86 93 86 99
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Saganne de l'EARL Allix (Carantilly), s'est imposée dans le final du concours départemental à Lessay, le 12 septembre.
[EN IMAGES] Concours Normandes : Saganna dans les pas d'Hamada
Une nouvelle fois, l'EARL Allix de Carantilly inscrit son nom dans le palmarès du concours départemental de Lessay, le 12…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le Gaec du gard de Breuville s'impose à Lessay en remportant le titre de grande championne et le duo d'élevage.
Concours de race Jersiaise : ce Gaec du Cotentin triomphe à Lessay et au Space
En race Jersiaise, il y avait neuf animaux en compétition à Lessay le 11 septembre, et 19 vaches le 17 septembre au Space à…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
Publicité