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Les matériaux
Panneaux sandwich pour yaourts et autres viandes

Depuis 25 ans, l’entreprise Maine Agrotec, basée à Pré-en-Pail (53), commercialise des panneaux sandwich dans toute la France. Importée d’Italie, cette solution simple et bon marché a conquis les laboratoires de transformation en ferme.

MAINE AGROTEC
Montage de panneaux sandwich à Livré-la-Touche en Mayenne pour la mise en place d’un laboratoire de transformation de lait en yaourts bio. Prix : moins de 30 euros le m3.
© DR

C’est en 1987 que Jean-Michel Corson découvre le panneau sandwich. À l’époque gérant de la société familiale de tri d’œufs, il « trouve que c’est fabuleux ». Après la cession de son entreprise, il réfléchit à un nouveau business et se lance dans leur commercialisation. Pour le matériau de base, il s’adresse à la société italienne Isolpack qu’il visite à plusieurs reprises, « des bobines déroulent de la tôle sur un tapis qui est ensuite recouverte d’un film plastique ». Entre les deux tôles, de la mousse polyuréthane est introduite pour créer l’isolant et la rigidité. L’entreprise basée à Turin en fabrique pour isoler des grands bâtiments industriels. Les panneaux sont conçus en épaisseurs allant de 30 à 120 mm pour les bâtiments réfrigérés, « on peut même aller jusqu’à 200 mm pour stocker à moins de 80°C ». La bobine livrée par Isolpack fait 1 m de large et entre 2,20 m et 6 m de long. « À l’époque, c’était surtout utilisé par les frigoristes, moi j’ai élargi l’usage. » Issu du monde agricole, Jean-Michel Corson rêve d’adapter la technique pour des bâtiments plus petits, modulables, destinés aux fermes.

Bâtiment clé en main

Il lui faut trouver un fabricant d’accessoires pour proposer un bâtiment clé en main à ses clients : le profilé tout d’abord, « pour encastrer les panneaux au sol, dans les descentes d’angles pour faire une boîte en panneaux rigide autoporteurs ». Puis les huisseries, « il a fallu concevoir des portes et des fenêtres qui s’encastrent dans les panneaux », et trouver les portes adéquates pour les chambres froides. Il invente le concept de la boîte à monter soi-même qui lui permet de proposer des prix bas. Il crée une première chambre froide à Armantière-sur-Avre, « 25 ans après, les panneaux sont toujours là ! »

Aspect de propreté

Maine Agrotec équipe aujourd’hui des laiteries, des laboratoires de transformation, notamment les fromageries, mais aussi des traiteurs et des petits abattoirs. Les panneaux sandwich assurent l’isolation de la pièce autour du robot, du bureau près de la stabulation, « pour certains clients qui étaient en plein couloir de vent, ça leur a changé la vie », relève l’entrepreneur. Ils ont remplacé les carrelages, les peintures sur parpaing ; lisses, ils donnent rapidement un aspect de propreté aux murs défraîchis. 90% des clients de Maine Agrotec montent eux-mêmes les panneaux, « on prévoit un rythme de 2 m2/heure ». Pour l’extérieur, il conseille de protéger le caisson par une charpente, voire un bâtiment et de « bien poser les panneaux ». Modulaire, le local peut aussi être déplacé et agrandi dans le temps.

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