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L’interview de Vincent Rivasseau, chef du service protection sanitaire et environnement à la DDPP.
Tuberculose bovine : "L’objectif est d’avoir une surveillance exhaustive de la zone"

Une partie de la zone de prophylaxie renforcée pour la tuberculose bovine est passée en niveau 3 de surveillance de la faune sauvage. En cause : un blaireau détecté porteur de la maladie.

Vincent Rivasseau, chef du service protection sanitaire et environnement à la DDPP.
Vincent Rivasseau chef du service protection sanitaire et environnement à la DDPP.
© DR

>> Que fait-on quand on trouve un animal sauvage mort ?
Pour les animaux sauvages morts dans la nature, il existe le réseau de surveillance Sagir. Quand une personne trouve un animal mort, elle contacte la mairie qui, elle, prévient l’Office français de la biodiversité. En fonction de l’espèce de l’animal, de son état de conservation et du risque sanitaire, l’OFB procède ou non à son prélèvement. Ce dispositif fonctionne partout en France, pour tous les animaux de la faune sauvage. Il est notamment sollicité pour le suivi des canards sauvages morts en période d’influenza aviaire.

Lire aussi l'article : Le département passe en niveau 3


>> Et concernant la tuberculose bovine ?
Dans la zone de prophylaxie renforcée, l’État, le Conseil départemental et Labéo ont signé une convention pour assurer le ramassage des blaireaux morts sur les routes départementales. La personne qui trouve l’animal appelle la mairie qui contacte l’agence routière départementale. L’objectif est d’avoir une surveillance exhaustive de la zone.

>> Que mettez-vous en place dans la zone où le blaireau infecté a été découvert ?
Nous sommes en phase de consultation pour déterminer le zonage et les mesures qu’il faudra prendre. Les éléments seront rendus publics et soumis au Comité régional d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (Cropsav). Nous espérons pouvoir commencer à appliquer les mesures début 2021.

>> Et concernant les sangliers ?
Afin de vérifier la situation des sangliers, on va fournir aux chasseurs, via leur fédération, des buvards pour qu’ils assurent un prélèvement sur les animaux. Il s’agit d’imbiber le buvard de sang et de muqueuses au moment de l’examen de la venaison. Les buvards seront envoyés pour analyse à Labéo. Concernant les blaireaux, dans la zone infectée, le déterrage par les chiens est interdit pour éviter tout risque de contamination. Nous conseillons aux éleveurs de mettre en place des règles de biosécurité renforcées pour éviter tout contact avec la faune sauvage.

Les trois communes en zone infectée :
Le Mesnil-Villement,  Pont-d’Ouilly, Saint-Denis-de-Méré
Les trente-sept communes de la zone à risque :
Angoville, Le Bo, Bonnoeil, Caumont-sur-Orne, La-Chapelle-Engerbold, Clécy, Combray, Conde-sur-Noireau, Cossesseville, Le Detroit, Donnay, Fourneaux-le-Val, Les Isles-Bardel, Leffard, Les-Loges-Saulces, Martainville, Martigny-sur-L’ante, Meslay, Le Mesnil-Villement, Pierrefitte-En-Cinglais, Pierrepont, La Pommeraye, Pont-D’ouilly, Pontecoulant, Proussy, Rapilly, Saint-Denis-de-Méré, Saint-Germain-du-Crioult, Saint-Germain-Langot, Saint-Lambert, Saint-Martin-de-Mieux, Saint-Omer, Saint-Pierre-La-Vieille, Saint-Remy, Treprel, Le Vey, La Villette.

 

Exemples de règles de biosécurité
Mise en place de clôtures ou doubles clôtures permettant un espacement minimum de 4 mètres entre deux cheptels voisins ;  en zone infectée, surveillance  des terriers de blaireaux situés dans ou à proximité des pâtures ; aménagement des points d’abreuvement pour limiter la formation de bourbiers et les rendre inaccessibles à la faune ; pas de distribution de l’aliment directement au sol ; alimentation et abreuvement éloignés des lisières de bois ou forêts ; empêcher l’accès des tas de fumiers aux animaux de la faune sauvage ; nettoyage et désinfection du matériel agricole partagé lors de chaque changement d’exploitation.
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