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Un plan bocage jusqu'en 2021

Saint-Lô Agglo vient de lancer son plan bocage pour les trois prochaines années dans l'objectif de valoriser le maillage bocager. Avec la Chambre d'agriculture et le Conseil départemental de la Manche, différentes actions vont dans ce sens. Des plantations sont encouragées et accompagnées.

Gilles Quinquenel et Michel de Beaucoudrey, président et vice-président de Saint-Lô Agglo, Françoise Lerossignol, conseillère départementale, Benoit Hulmer, élu de la Chambre d'agriculture et Pascal Lecaudey, président de la fédération de boisement, oeuvrent ensemble à la valorisation du bocage.
Gilles Quinquenel et Michel de Beaucoudrey, président et vice-président de Saint-Lô Agglo, Françoise Lerossignol, conseillère départementale, Benoit Hulmer, élu de la Chambre d'agriculture et Pascal Lecaudey, président de la fédération de boisement, oeuvrent ensemble à la valorisation du bocage.
© SB

Avec 8 000 km de haies, le territoire de Saint-Lô Agglo a opté pour une mise en place d'un plan bocage dans l'objectif de les préserver et de les valoriser. Avec l'appui du Conseil départemental de la Manche, et avec le concours de la Chambre d'agriculture, la FD Cuma et la Fédération de boisement, un plan a été lancé pour les trois prochaines années. C'est sur le site de Saint-Martin-de-Bonfossé, sur une plateforme de stockage de bois déchiqueté de l'association Haiecobois, que le plan a été lancé de manière symbolique. « Nous sommes sur un territoire bocager », souligne Gilles Quinquenel, président de Saint-Lô Agglo, qui « avec ses équipes s'est fixé l'ambition de faire du bocage un axe important de notre stratégie », avance-t-il. Et « on ne peut réussir une démarche aussi ambitieuse que si nous travaillons ensemble, en se déplaçant sur le terrain », prévient-il.  Parmi les acteurs, les propriétaires exploitants ont un rôle important, tout comme les particuliers et les collectivités. C'est la Chambre d'agriculture de la Manche qui a été retenue pour accompagner la Communauté d'agglo de Saint-Lô dans la mise en oeuvre de ce plan bocage. Il y est prévu du conseil gratuit auprès des exploitants et propriétaires fonciers, un diagnostic du maillage bocager afin de mieux cibler les fragilités du territoire.  Concrètement, les agriculteurs et propriétaires fonciers pourront bénéficier de plantations clés en main avec des aides incitatives. Gilles Quinquenel espère aussi voir les collectivités s'engager. « Je vois des terrains inexploités. On doit s'engager et y croire », affirme-t-il. Tous les projets de plus de 100 mètres pourront être ainsi accompagnés, pouvant laisser un reste à charge proche de 0 euro.

Il faut des chaudières

Mais dans ce dossier, l'enjeu reste la valorisation de la haie. « Le plan bocage prévoit l'étude de différentes pistes de valorisation ; tarif de rachat, financement des co-bénéfices environnementaux, mise en place d'équipements collectifs, nouvelles filières », indique Michel de Beaucoudrey, vice-président de Saint-Lô Agglo, en charge du dossier. Françoise Lerossignol, conseillère départementale ou encore Benoit Hulmer, élu de la Chambre d'agriculture, vont dans ce sens. « Il faut trouver un débouché économique. Le bois est une énergie renouvelable et non délocalisable », indiquent-ils. Au conseil départemental, le choix du chauffage bois dans les collèges se développe. Aujourd'hui, « sept chaufferies bois sont approvisionnées par la filière bois issue de la valorisation du bocage », note l'élue. D'autres projets sont à venir. Mais c'est essentiel pour faire vivre les plate-formes de bois déchiqueté. La plupart des hangars sont pleins. « Il nous faut des chaudières », lâche Benoit Hulmer, qui s'adresse aussi aux communes. C'est le cas de Bourgvallées ou encore Canisy qui ont fait ce choix.

« Le Bocage nous tient à coeur »

Comme le dit Benoit Hulmer, « le bocage nous tient à coeur. » Un point de vue partagé par les différents partenaires. Cette année encore, Saint-Lô Agglo lance son opération « 5 000 arbres ». Cet objectif l'année dernière a été dépassé puisque 8 000 arbres ont été commandés par 104 acheteurs. Il n'y a plus qu'à franchir le pas, et ce avant le 15 septembre pour que les plantations puissent avoir lieu dans l'hiver. Chaque année, plus de 3 km de haies sont plantés. Et au niveau de la Chambre d'agriculture, investie dans ce dossier depuis 1987, c'est plus d'un million d'arbres qui ont pris racine.               

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