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Calvados
Viande : l’exploitation a avancé en limousine

A Biéville-Quétiéville, la SCEA de la Vallée accueillera l’assemblée générale de Bovins Croissance le 29 mars prochain. Créé en 1998, le troupeau de limousines a progressé avec l’organisme de conseil. Bilan après 10 années de partenariat.

Frédéric Patrice travaille dans le marais depuis 1998. Son exploitation s’est constitué un cheptel surmesure. D’abord salarié puis salarié-exploitant, est finalement devenu associé. Il rejoint Alix et François de Clermont-Tonnerre. “Un bon exemple de collaboration”, dixit Frédéric Patrice.
De 53 hectares aux débuts, la ferme s’étend actuellement sur 90 hectares. L’exploitation est basée sur un système 100 % herbe. S’y ajoutent 28 hectares d’achat à l’extérieur. 80 vaches allaitantes de race limousine sont recensées, dont 90 % inscrites au herd-book. À la création du cheptel, les éleveurs ont opté pour une race rustique. “Nous avons beaucoup de marais et la Limousine demande moins d’entretien”, précise l’exploitant. Si le choix de la race n’a jamais été remis en question, le système a lui évolué. “Au début, nous achetions des broutards pour faire de la viande. Avec la crise de la vache folle, la stratégie a été revue. Nous avons donc acquis des taureaux pour faire vêler les génisses”, explique le salarié devenu associé.
Le développement du troupeau a ensuite nécessité l’achat de génétique. La SCEA de la Vallée est orientée vers Marc Lamotte, basée à Neuvy-au-Houlme. En 2002, un premier lot de 9 bêtes est acquis. Au total, 31 animaux suivront.


L’achat de génétique implique l’adhésion
à Bovins Croissance
Un premier taureau a également été fourni par Etienne Aubert, président du syndicat de la race. Enfin, la station de Lannau a vendu un second taureau à la SCEA de la Vallée. Avec cette génétique, les éleveurs ont adhéré à Bovins Croissance. “Un décision logique et presque obligatoire pour progresser”, selon Frédéric.
Les exploitants ont opté pour le VAE conseil. Il comprend 5 passages du technicien par an. Trois sont dédiés au pointage et 2 à la filiation. “Je réalise aussi le conseil en accouplement et la gestion de la reproduction”, souligne Pascal Sauget, le technicien.

10 ans et des chiffres
à comparer
Depuis dix ans, les  chiffres parlent. Le poids des veaux au sevrage a augmenté de 35 kg. Le poids de carcasses des vaches est, lui, en hausse de 45 kg. “Le potentiel génétique a facilité la baisse des charges. Nous contribuons à repérer les couches les plus rentables", souligne le technicien Bovins Croissance.  Ces deux dernières années, la méthode d’alimentation a également évolué. “Avant le matin, je donnais le maïs et le correcteur azoté. À 12 heures, j’enchaînais avec l’enrubannage. À 16 heures, je terminais avec le foin”, raconte l’éleveur. Un changement radical a simplifié cette tâche. Mais en passant au bol mélangeur, l’exploitation a économisé 7 centimes par animal et par jour. Elle est ainsi passée de 1,40 € à 1,23 €. Un changement de système est aussi en réflexion. “Soit nous passons à 90 vaches allaitantes, mais nous ne disposons actuellement que de 40 primes VA. Soit nous nous orientons vers un système naisseur-engraisseur. Mais, on ne finit pas des taurillons au foin”. Le projet est en débat. Le technicien de Bovins Croissance y participera."Je suis passionné. Je participe à une dizaine de concours par an”, sourit Frédéric Patrice.
Dans le séjour de l’agriculteur, les plaques s’accumulent. Le 24 mars prochain, l’éleveur est inscrit au concours départemental de la race Limousine  de Lisieux. 86 animaux issus de 28 élevages défileront.
Le concours débutera le 24 mars à 9 heures. Frédéric Patrice, lui, ne se limitera pas aux frontières du département. Il est déjà partant pour le concours national prévu dans les Pyrénées.
Par le passé, Biscoto a séduit. Avec Garcia acheté chez Sébastien Jacqueline dans la Manche, l’éleveur pense avoir trouvé son digne successeur.              
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