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Action syndicale
EN IMAGES. Les JA et la FDSEA en action dans les GMS de l'Orne

Samedi 23 janvier, les Jeunes agriculteurs et la FDSEA de l’Orne étaient dans trois grandes surfaces à Alençon, Argentan et Flers. Après avoir rempli leurs caddies de produits français, ils ont distribué les denrées aux clients des magasins. Cette manifestation se tenait contre la mauvaise application de la loi Egalim.

« Le consommateur ne devrait pas acheter un produit sur lequel nous ne sommes pas rémunérés. Alors, aujourd’hui, on lui offre ce qu’on ne nous paie pas », lâche Jean-Baptiste Goutte, président des Jeunes agriculteurs de l’Orne, en passant le portique du magasin Leclerc d’Alençon. Samedi 23 janvier, avec près de 25 JA et membres de la FDSEA, ils ont sorti huit caddies remplis de lait, viande, œufs, crème. « Nous avons l’accord du directeur du magasin. Nous ne prenons que des produits français. » L’action, appelée Notre métier a un prix, était déroulée simultanément chez Carrefour à Flers et Intermarché à Argentan. L’idée est de faire pression sur les GMS alors que les négociations commerciales se poursuivent jusqu’à fin février. « Les remontées des négociations sont mauvaises. Nous sommes dans une course à la baisse, regrette Anne-Marie Denis, présidente de la FDSEA. On espère qu’il y aura une prise de conscience de ce que subissent les agriculteurs dans les négociations. Le ministère de l’Agriculture n’a rien mis en place pour pénaliser ceux qui ne respectent pas leurs engagements. Le consommateur joue le jeu alors qu’il n’y a pas de retour dans la filière. » Alors, on pouvait entendre, à la sortie des caisses : « tenez, c’est de la part des agriculteurs ». Sourire sous le masque.

Sonia Robert
« Je trouve que c’est une bonne action car nous payons cher nos courses. Surtout avec la crise de la Covid-19. Les agriculteurs ne touchent pas grand-chose sur la viande, le fromage, le jambon. Si on paie cher, il faut qu’eux aussi soient bien payés. La loi Egalim devrait être appliquée. »

Céline Herbomez et son frère Loïc Poilpré
« Je trouve que l’action est bonne. Le travail des agriculteurs mérite salaire. Mais je suis restauratrice et je n’ai pas de salaire depuis mars. Je prône le local mais quand financièrement on n’a pas le choix, on est moins regardant même si ce n’est pas en accord avec nos convictions. »

Christine Fourrey avec Thérèse Jourdan et Charlotte Longlet
« Les agriculteurs se battent pour nourrir les gens. On augmente les taxes et beaucoup de choses mais pas leurs salaires. Il devrait y avoir du prix dans les fermes. J’ai été élevée dans une ferme et je sais que les agriculteurs ne sont pas récompensés. S’ils n’étaient pas là, on ne mangerait pas. »

Emmanuel et Victoire Lochet et leurs enfants Eden, Christal et Perle
« Mieux vaut donner de la viande gratuitement que de déverser du lait. Ça donne une image positive de la profession, le message passe mieux. Même si on achète du local, c’est difficile de ne pas passer en grandes surfaces. Elles ont le monopole. Mais les agriculteurs ont la majorité des Français avec eux. »

 

 

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