Aller au contenu principal

Elevage
Des éleveurs américains de passage dans l'Orne

Les Brunes des Alpes ou Brown Swiss de Mickaël Drouet, de l'élevage de La Champronniere, ont la cote. Vendredi 16 mars 2024, une délégation étrangère s'est attardée sur la génétique de son troupeau, situé à La Perrière dans l'Orne en Normandie. Une visite organisée par Brune génétique services, organisme et entreprise de sélection de la Brune en France.

Ça cause génétique sur l'exploitation de Mickaël Drouet, éleveur laitier à La Perrière, près de Mortagne dans l'Orne en Normandie. Malgré la barrière de la langue, "la passion de l'élevage nous rassemble et nous nous comprenons quand même", concède l'agriculteur, ravi de pouvoir partager son quotidien à une délégation de quatre Américains et un Suisse, aussi passionnés de Brunes les uns que les autres. "Ils viennent voir les exploitations françaises éleveuses de Brunes, dotées de mère à taureaux, comme celle de Mickaël", précisent Olivier Bulot, directeur de Brune génétique services (BGS) et Gaylord Boucard, technicien sur le Grand Ouest.

Lire aussi : Origenplus conte la vache Normande aux Australiens

"Vous avez de très belles vaches et une belle génétique sur votre exploitation, bravo", s'accorde à dire la délégation.

Près d'eux, Werner Duss, Suisse, responsable du schéma de sélection Brown Swiss, chez Swiss genetics et les Américains Brett Haines, directeur de New generation genetics, le plus important centre de sélection aux USA pour la Brune ; Tanner Maschek, à la tête de l'élevage nommé Hiltop Acres - acteur majeur de la sélection de la Brune aux USA. Il est doté d'un troupeau de 450 Brunes uniquement - ; Mat Hendel éleveur d'un troupeau de 450 vaches (Brunes et Prim'Holsteins) ainsi que Kylie Quesnel, à la tête d'un cheptel de 1 000 vaches (Brunes et Prim'Holsteins).

Lire aussi : Arthur Danière et ses laitières au Concours général agricole

Des qualités

Ils se sont attardés sur les caractéristiques évidemment génétiques de trois Brunes, spécialement préparées pour l'occasion, Reine, Sagesse, Romy et son veau, Urban. Ce dernier va rentrer en station pour intégrer le catalogue taureaux de BGS dans quelques mois et "se distingue bien en index américain", rappelle l'éleveur de Brunes,"troisième race laitière mondiale après la Prim'Holstein et la Jersiaise", indique Gaylord Boucard. Avant d'ajouter : "Nous exportons moitié plus de semence de taureaux à l’étranger que nous en utilisons en France avec de très belles croissances ces dernières années, avec près de 100 000 doses exportées. Plusieurs taureaux Français, dont Toronto, né sur l'élevage, se classent très bien aux USA. C'est important pour exporter dans ces pays. Nous trions les jeunes taureaux que l'on achète sur leur index Français, mais également sur leurs index à l’étranger comme aux USA, Suisse, Allemagne ou Italie."

Elles s'adaptent

Son point fort ? "C'est son adaptabilité ! Elle est dynamique et curieuse. Une meneuse. On pourrait la positionner entre la Prim'Holstein et la Montbéliarde", précisent Gaylord Boucard et Mickaël Drouet. Ce dernier, doté d'un élevage composé de Montbéliardes, de Normandes et de Brunes a récemment vendu trois embryons au Luxembourg et treize en Australie et génotype chaque nouveau veau, sans exception. Les qualités requises pour l’éleveur : "profondeur de la famille en collaboration avec les outsiders (dans le souci de préserver la variabilité génétique) et la qualité des aplombs". Il est temps pour la délégation de quitter la ferme ornaise pour d'autres élevages français, de Sarthe et de Provence, notamment.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité